‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 263 sur 347 · T. III, Lettre L\\\l. p. 5!i · texte numérisé non relu

T. III, Lettre L\\\l. p. 5!i

.'5. Sur eet accord, cf Lettre II, p. 17 et n. 2. ',. Cf. Lettres LWVII et GX\I\, p. i8'i et p. 820 et n. 5. .1. Ce sont « CCS premiers mouvements », dont Mme Guyon di.sul (Lettre XLI, p. ifn)) qu'ils « sont à éviter ».

23r. FKNEI-ON ET M- (iUYÔN

(r/'inolioMs : ils ne sont pas do ces premiers mouvements ilont je parle, puiscpic l'on sent bien ((u'ils ont un principe \icicn\. Mais, lorsqu'en suivant simplement ce mouvement, il vient des pensées de complaisance, il faut les laisser passer ; car elles ne sont ordinairement causées que par un elTet de la malice du Démon, qui veut par là empêcher l'âme de les suivre, la brouillant par la crainte qu'ils ne soient imparfaits. Mais, lorsqu'elle est fidèle à a2;lr sans réflexion, tout cela tombe de soi-même ; et cette malignité, qui accompagne ordinairement nos meilleures actions, lorsqu'on les fait avec application, se perd par celte conduite, et l'innocence est mise en la place.

Il ne faut pas craindre de faire en cela de fausses démarches, car la sagesse de Dieu en cela ne nous manque pas ; et ce qui paraîtrait gâté à notre vue, est très bien fait selon Dieu, et l'on voit dans la suite, que l'on a fait ce que l'on pouvait et devait faire. Il est d'une extrême conséquence, que vous en usiez de la sorte : vous ne vous méprendrez pas, et vous ferez innnanquablement ce que Dieu veut de vous ' .

XCVf. — \I"'e GUVON \ l<'ÉM<:LONi.

Il y a en moi deux états, qui n'en composent cependant qu'un : L'essentiel, qui est toujours une foi nue ^ pvire, ou plutôt un anéantissement total, qui exclut toute distinction '% tout ce qui est et subsiste, en quelque chose

1. Celle kllre rùponil à une Icllic perdue de Fénelon. Elle est vraisemblablement (les fleiniers jours de juillet ou des j)iemiers d'août.

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