‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 275 sur 347 · T. V, Lettre XCIV, p. 'ir.S · texte numérisé non relu

T. V, Lettre XCIV, p. 'ir.S

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pression, cl moi de la tyrannie. — je trouve dune manière à surprendre, et qui ne peut être comprise que de rexpcricnce, qvi'il n'y a chez moi nulle puissance de vie. C'est une machine que l'on veut l'aire tenir en l'air sans appui. Enfin je dcineurc impuissante de passer outre, sans que nulle raison, que l'on pui.sse in'alléguer, entre, ni f[ue j en puisse faire usage. Je verrais tous les malheurs possihies prêts à tomber sur ma tête, que je ne pourrais me doimer une autre disposition. Je ne la puis faire paraître à personne, elle passerait pour une faiblesse, dont je devrais rougis, (cependant je ne Irouveen moi nulle puissance de vouloir ni d'exécuter, et je me trouve comme un fantôme. J'aurais quel([ue consolation, si vous compreniez mon état: du moins, je le crois. Si je veux me donner le moindre mouvement, outre ([u'il est sans la moindre correspondance du dedans, c'est que j'en souilre d'abord.

Cependant l'on veut que je fasse cette ail'aire sans M. H. Outre qu'il s'y trouvera peut-être des oppositions, c'est bien me charger devant tout le monde de ce qui serait défectueu.x. en cette affaire. Outre cela, ne sachant pas les aflaires, je ne les ferais peut-être pas sûrement. Cependant ce ne sont pas ces raisons qui m'arrêtent. Elles céderaient au dépit de me voir si maltraitée, si j'avais quelque pouvoir sur moi-même ; mais mon impuissance est entière. Si je n'étais pas aussi convaincue que je la suis ' du domaine de mon Dieu sur sa petite créature, l'expérience que j'en fais m'en serait une preuve bien forte. Vous ne sauriez vous imaginer les morts qu'il faut passer, pour en venir à cet état. Je vous assure que la mort, (]\ù nous arrache tout, n'est rien, au prix de la souplesse à tous les mouvements (pie Dieu donne -. C'est beaucoup d'être rendue toute passive,

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