Sur cet accord, cl'. Lcllir 11. p. i- il n. y
3. Fénolon, iMtuetions, Wll. I. \l. [>. 121, </ : « On trouve dans
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niii-i c'ost Iputc autre chose d'ôlro nMiduc a^'lssanlc. sans airir Di-opre, et snrlout, lorsque Dieu exige de l'àinc cent clioses'dilTérenles, où elle ne voit pas d'autre raison fjuo (('Ile du vouloir divin et de son domaine absolu sur sa créatme, auquel elle cède volontiers. C'est une expérience (|ue peu d'âmes lont, parce qu'il y en a pc>i d'assez courageuses pour mourir au point (ju'il faut'. Une telle âme est un prodige, car elle a un courage et une fermeté incompréhensible, pour exécuter, quoi qu'il en coûte, ce que Dieu veut d'elle, et une impuissance pour ce cjue Dieu ne veut [las, une faiblesse d'enfanl pour ce que Dieu n'aime pas.
Po(n' vous. Monsieur, cpii tn'èles plus que je ne puis cxprimei-, puisque vous êtes dans le plus profond de mon cœur, vous éprouxerez toujours dans le besoin un secours plus aperçu -. Dieu ne vous abandonne pas d'un monienl. II vous aime singulièrement, selon le témoignage fpi'il en a giavé dans mon cœur. Mais l'on n'apcrçoil [ins toujours cet ami seccurable à cause des ténèbres qui l'environnent, parce qu'il a choisi les ténèbres pour ca(liette. Mais, si l'on avait besoin d'appui ou de secours, il est prèl ; si l'on bronche, l'on sent sa main, qui sou-
la souplesse que Dieu clemanrle pour une infinité de petites choses, plus (le renoncement et plus de morts à soi, qu'il n'y en aurait dans de grands sacrifices. » Fcnelon, lui aussi, prêcliera la souplesse à ses dirigés, prcsqm; dans les mêmes teinus ; cf. Lettre à la duchesse douairière de Mortcmurl du 2^ juillet 171 i, t. Vit, p. 3/18, </ : « lîien n'est meiîleir que de demeurer sans mouvement propre, pour se délaisser avec une entière souplesse au mouvement imprimé par la seule main de Dieu >• ; cf. encore Lettre au duc de Chau'nes du C) juin 171/1, t. Vil, p. 3Sf), y : « Il faut se laisser rompre en tous sens et perdre toute consistance propre dans la main de Dieu, pour la laisser faire. »
I. Id., Manuel ce Piété, sermon pour le jour de saint Thomas, t. Yl, |i. bfi, (l : « Hélas ! où est l'àme courageuse, qui veut bien n'être rien, <\ qui laisse tout tomljer, tout perdre, etc. ? »
a. Allusion à la fin de la lettre précédente, à laquelle celle-ci répond.
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lient et ompèclic de tomber; et c'est alors qu'il se fait .iptMcevoir ; comme un aveugle, qui est accompagné, sans (|n'il y pense, d'un ami fidèle, il sent qu'il le soutient beaucoup, lorsqu'il y pense le moins. Dieu est toujours prt'sent à notre âme, il se cache souvent par amour, afin (le nous faire courir plus fort et nùmcnl à notre terme. Mais cet ami secourabio est loujours si présent, et se manifeste sitôt que l'agitation ou l'aflliction nous surprennent. C'est véritablement l'ami fidèle'. Il n'y a «pie lui, qui puisse véritablement porter ce nom et ceux (pi'il rend participants de sa fidélilé Je ne vous dis pas «[ue je partage vos maux et vos biens, car je crois que vous n'en doutez pas. Ce i3 août i68g.
J'ai eu toute la joie, dont je suis capable, de la justice que Sa Majesté vous a rendue ', mais je n'en ai été nidlement surprise. J'étais si certaine (jue cette charge vous était réservée, que je n'en pouvais douter '\ La dernière fois que j'eus mouvement d'aller à votre messe, il me sembla que je ne pourrais le faire dans la suite que difficilement. Je pensais que c'était peut-être à cause de
I. Fcncloii, Lettre au vidante d'Amiens du lâ novembre 1710, l. \ II. \). 332, g-d: « La vie n'a d'adoricissemont que dans l 'amitié, et l'ainitic se tourne en peine inconsolable. Cherchons l'ami qui ne meuri point, et en ijui nous retrouverons lous les autres. »
^. T. V, Lettre XLII, p. SaO-S.l...
.'5. Dangeuii, Journal, édit. Feuillet de Conciles. Paris, Didot, i8j'i- 18G0, if) vol. in-8, t. II, p. 'i'i8-(j : v Mardi i(j (août if)8()). Le Roi a nomme M. le duc do Bcauvillicr gouverneur et M. l'aLbé de la Motlie-Fénelon précepteur de M. le duc de Bourgogne. Ils entreront fn fonctions le i'"' de septembre.
fi. Cf., en effet, la prédiction fie Mme Guyon. Icllrc du .'l.r avril 1^89, p. 121 et n. '|.
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ma UUc. (jiii iiic l'erait changer de demeure. Ce qui me fui imprimé dans le cœur m'est encore conlirmé : (}ii'il soil pelil et simple, où le déguisement rèyne, et il l'iura d'une vie, que je lui puisse seul communiquer. Je comprends pourquoi Dieu me pressait si fort pour vous. Je suis toujours plus certaine que vous servirez doublement ' à M. [dej B[eauvillier]. Ne vous étonnez pas des tiégoûts et des impuissances é'oignées : vous aurez dans le mouvement- présent tout ce qui vous sera nécessaire, malgré votre mort pour remplir vos devoirs. L'impuissance et les dégoûts pourront souvent précéder l'action ; mais vous aurez un secours actuel dans le moment de la chose, et Dieu ne aous manquera jamais, pour vous faire remplir la place où il vous met, et à laquelle vous n'avez point contribué. Moins il y aura de vous-même dans l'exercice de votre emploi, plus il y aura de Dieu. Vos talents naturels ne vous seront utiles dans cet emploi, qu'autant que votre âme sera docile aux mouvements de la grâce. Crovez-moi, l'éducation d'un prince que Dieu veut sanctifier, — car je suis certaine qu'il en fera unscdnt, — se doit faire avec une entière dépendance aux mouvements de l'Esprit sanctificateur. C'est pourquoi Dieu se sert de qens capables de discerner ce mouvement . Vous aiirez plus en ce point, en mourant à vous, qu'en toute autre manière ; et, quoique dans l'extrême jeunesse vous ne A'oylez pas encore tout le'fiuit que vous pourriez prétendre, soyez persuadé que ce sera un fruit exquis en sa saison ; et cela, je n'en doute pas : il redressera ce qui est presque détruit, et déjà sur le penchant d'une ruine totale, par le vrai esprit de la foi. Cela est certain : Dieu a dos desseins sur ce Prince d'une miséricorde singulière ^
1. Comme coUaboraicii r dans l'éducation du « jietit prince» et coiiinie conseiller spirituel.