Luc, I, 38 ; cf. Instructions, XVIII, t. VI, p. lo'i, g
3. Même formule Lettre du iC» juin iGSf), p. 177 ; cf. le levtc cité à la note i.
à. C'est la visite dont il est parlé au déljul de la lettre précédent*?.
5. Les deux premiers paragraphes, t. III, Lettre CXLA , p. 6o2-5 ; le reste de la lettre, t. V, p. 33/t-ij.
M'- GUYOX A FÉNELON 2(m
\olre àinc. Le goût qu'il mon donne est fixe et invariable. Noire-Seigneur nie ' laisse des défauts extérieurs, et il ne me donne nulle peine de les voir, ni nulle envie qu'ils n y soient plus; mais j'aurais plus d'horreur d'ajouter à ce qui est de lui, ou de me vouloir mêler nalurellemont d'aider aucune âme, que je n'en aurais de l'onlcr. (]'cs\ ce qui l'ail, selon qu'il me l'a donné à connaître, (pi'il se sert de ce faible néant, et qu'il lui donne tant de grâces pour les autres, quoiqu'il en soit si dépourvu pour lui-même. C'est parce qu'il ne se mêle point de l'ouvrage de Dieu, qu'il dit simplement, quoiqu'il en puisse arriver, ce que Dieu lui fait dire, et aussi qu'il ne s'ingère jamais de rien, si Dieu ne le lui fait faire. La nature est si maligne, qu'elle porte inllniment plus sa corruption sur des choses spirituelles que sur les autres : et elle est si rusée, qu'elle se cache à elle-même tous les arlilices. Il faut une grande mort pour ne jamais mettre la main par soi-même à l'œuvre du Seigneur, comme aussi pour ne jamais reculer d'un pas de ce qu'il veut de nous ; et cette dernière mort est hien plus profonde et plus étendue que les autres. Lorsque nous nous mêlons dans les choses, nous les retardons, loin de les avancer ; et, quoique Notre-Seigneur fasse connaître que certaines âmes sont données, qu'on les aidera un jour, et que Dieu le veut de la sorte, que même plusiems grâces sont attachées pour elles à la petitesse, qu'elles auront à recevoir l'écoulement de la grâce par le moven que Dieu leur a choisi, que l'on connaisse même que leur retardement à voir ces personnes suspend l'avancement quelles pourraient faire, — tout cela néanmoins ne donne pas la moindre envie de rien prévenir, ni de leur parler que dans le temps ordoimé par la Providence. De même, lorsque Dieu veut qu'on leur dise quehjue chose,
I. Li- sens gén(''r.il du par;ii:ra[ihc no clciiiaii<li'-l-il |i;is (ilutùt : vous '.'
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— bien qu'ils pussent, en êlrc dégoûtés pour un temps, et qu'on le connaîtrait, — rien cependant ne pourrait arrêter, parce que i3ieu tire le bien de tout cela en son temps. Je crois qu'il ne faut pas non plus que l'on s'arrête par la multitude des défauts du naturel on dn tempérament, que l'on remarque dans les personnes (pie Dieu nous a données ; cela ne fait rien à la grâce ; cela la couvre et la conserve, et exerce la foi des enfants. Ces pères et mères de grâces leur font un paradoxe, cjui déconvre davantage Dieu dans sa créature, et qui enq)êclie également, et que l'on n'entre en défiance de cette créature, parce que Dieu veutque l'on s'en serve, et aussi, que l'on ne s'y appuie. Je ne sais pourquoi j'écris ceci '. Dieu le sait ; et cela me sudit.
Je ne vous dis pas combien je suis à vous, car Dieu seul le sait. J'ai connu que Dieu avait bien d'autres desseins sur l'époux que sur l'épouse -, quoiqu'elle fût bonne. J'entends M. de l3[eauviUier]. Assurément il ira loin ; mais il sera humilié intérieurement et d'une manière cachée, mais il sera conservé extérieurement à cause du dessein du Seigneur sur lui et sur vous. Votre union est nécessaire, et elle est tellement d'ordre de Dieu, ([ue c'est comme une roue, dont vous êtes le premier mouvement. Dieu le veut, mais il se sert pour cela d'un vil pivot. Vous m'entendez. C'est une enchaînure ', qui fait cumine une famille. Les autres, cjuoiqne fort amis, n'en sont pas. Ils en composent une autre, qui a le (uéme rapport et mouvement. Si je pouvais vous exprimer cela, comme je le conçois, et que toutes les familles dillérentes ont un rapport en Dieu même, mais que leurs per-