Cf. Lettre du îTjnin, p. i8i et n
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une exlrèmc sécheresse de rinléricur font tomber. Je ménage ma santé et je travaille peu, quoique j'eusse des besoins |)ressants de travailler. Je ne saurais vous dire à quel point je suis uni à vous, car Dieu seul le sait, et je ne le sais pas moi-même. Ce i octobre
La sécheresse et le large ne s'accordent pas ensemble, du moins celle qui porte justement ce nom. car la sécheresse a cela de propre, qu'elle rétrécit toutes choses. Disons donc que voire état n'est point une sécheresse, puisque voire àrne est continuellement arrosée des eaux de la grâce: mais, comme c'est d'une manière très cachée, elle est insensible. C'est comme une terre, qui n'est point arrosée par des eaux extérieures, même de la pluie, qui est celle que Ste Thérèse marque comme la quatrième eau, qui opère cette grâce d'union aperçue, douce et tranquille, où l'âme est très passive, et où elle ne fait nul effort pour recevoir les écoulements de la grâce de Dieu-. Vous avez assez éprouvé cela pour m'entendre.
[La sécheresse de Fénelon n'est qu'apparente : il y a une source cachée dans le fond ^ .]
1. T. m. Lettre CV, p. /iùq-AGG ; les deux ligues d' « A Dieu «, t. Y, p. 36 1.
a. Sur cette « quatrième eau », cf. La Vie de Sainle-Thérèse écrilf par elle-même, traduction nouvelle exactement conforme à l'original espagnol, par M. l'abbé Chanut, à Paris, chez Dezallier, i vol. in-8, MDCXCI, chap. XI, p. 1/17 et chap. xvni, p. a63-il : «Cette eau, qui tombe immédiatement du ciel, et qui baigne et inonde par son abondance tout le jardin intérieur. »