Lettre LXXIX, p
3. Cf. Lettre CXXXII, p. 323 et n. 2 ; cf. encore Lettres des 27 juin et 26 novembre 1689, p. i85 et 826.
i. Lettre IV, p. 24.
5. Les indications suivantes ne seront pas inutiles pour fixer la nature de ces « incertitudes « ;
1° L'édition de Dutoit était trop peu sûre et trop négligemment faite, pour qu'on pût songer à conserver la ponctuation et lortliographe souvent si fantaisistes de son texte. J'ai tout modernisé.
2° Les phrases et mots soulignés, très nombreux dans les lettres de Mme Guyon, sans que le motif de ce soulignement apparaisse toujours, l'ont été sans doute par Mme Guyon elle-même. G est là une simple manie d'écriture, fréquente chez les mystiques, et que j'ai cru devoir respecter dans cette édition.
3 ' On remarquera dans les lettres de Mme Guyon l'abondance des parenthèses, dont plusieurs paraîtront tout à fait injustifiées ou inattendues. On serait même tenté de croire que certaines d'entre elles.
INTBODUCTlOxN XXI. \
Fknelon et M""' GuYON.
Après tout, se disait Fénelon eu rénécliissant sur Mme Guyon, je ne serais pas le premier homme d'esprit, qui se serait laissé duper par une femme: « .le suppose que c'est une folle qui m'a ébloui ou une hypocrite qui ma trompe : le cardinal Ximénès et Grenade, auxquels je n'ai garde de me comparer, n'ont-ils pas été trompés par de fausses dévotes ? Est-ce un grand malheur que je le sois aussi ' ? » — Folle ou non, Mme Guyon a été son « amie » et il a été « l'uni- (|ue- » j)Our elle. Trompé ou non, il a cru en elle; sa vie intérieure a été renouvelée, son christianisme
([ui ont des airs de glose, pourraient bien être îles additions do Dutoit lui-riiênie, d'autres des mots restitués par lui. II semble pourtant que Dutoit ait partout respecte son manuscrit avec une honnêteté un peu gauche. Il met entre crochets les rares mots qu'il croit devoir ajouter et signale en note les quelques conjectures de texte, où il ose se ris- (juer. A-t-il mis des parenthèses là où tout autre aurait employé des \irgules et des tirets, a-t-il confondu parenthèses et crochets, ou s'estil contente de suivre les indications de son manuscrit, c'est cette dernière hypothèse, qui est, je crois, la plus vraisemblable. Quant Dutoit écrit pour son compte personnel, il abuse aussi des parenthèses (cl". Itéjlexiuiis et anecdotes du tome V, p. iv, xviir, etc.), sans doute par |iicuse imitation de Mme Guyon. Mais les lettres de Fénelon qu'il publie en sont dépourvues. J'en conclus que Dutoit a reproduit fidèlement le texte qu'il avait entre les mains ; et c'est pourquoi, malgré souvent la bizarrerie de ce» parenthèses, j'ai cru plus sur de les conserver toutes.
I. Lettre à l'abbé de Chanlerac du 8 décembre (1C97), t. IX, ].. 264. >l.
■> . Mnii" Guyon à Fénelon, Lettre LXXXIV. p. ixi'i.