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je vous renvoyasse les IclUcs'. lorscju'elles senilcnl copiées, ou que je les brûlasse à mesure. Cq dernier parti élail celui que j'avais pris. J'attendrai vos ordres sur cela. J'ai écrit et fait mettre au rang de vos lettres ce que j'a- ^ais à vous dire ; je le ferai de la sorte, sans vous imporluner, jusqu'à ce que Dieu me lasse faire autrement ; car il faut C[ue je lui obéisse, et qu'après s'être servi de moi selon ses desseins, il jette dans le feu ce vil instrument. Ce n'est plus mon affaire, qui est de lui obéir, quoi qu'il arrive. Ce 26 novembre 1689.
Je soulfre depuis quelques jours une peine pour vous, f|uc j'appelle de division : il semble que l'on me divise de moi-même ; il y a vni lien de vous à moi indivisible, ce qui fait que, lorsque vous ne me correspondez pas, ou que mes misères vous causent du rebut, cela me fait éprouver une espèce de déchirement. Dieu me tire d'un côté et vous tirez de l'autre, votre raison vous arrachant, pour ainsi dire, ou essayant de le faire. Lorsque vous êtes uni à moi, je sens une correspondance aussi douce et suave qu'elle est intime en Dieu \ et j'éprouve que Dieu est content de vous et de moi ; et, lorsque le froid ou rebut vous divise, je souffre du côté de Dieu, qui me fait tout payer, et en même temps j'éprouve à votre
1. 11 sembler bien qu'il s'agisse ici des lettres de Mme Guyon. On :i Ml plus liaut (Lettres XXVII et LXXVI, p. 174 et 2,35) qu'elle renvoyait habituellement à Fénelon celles qu'il lui avait écrites. Fénelon taisait sans doute de même pour les lettres de Mme Guyon afin qu'elle pût les faire sur « le livre des lettres n (cf. Lettre CXXX, p. /laB et n. 2). Elle lui demande ici s'il désire garder les originaux et s'il faut les lui renvoyer.