‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 338 sur 347 · T. III, n" CXVIII, p · texte numérisé non relu

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2. Sic. On a vu dans la poésie prérédonle le mémo oubli volontaire on la même néelicence.

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Depuis ce leinij.s je ne sais* plus si j'aime. Je ne puis pas songer à le savoir ; Dieu seul en moi se contemple Ini-mèmc, Et s'y j)roilu!l sans me le laisser voir.

Je ne sens plus ni plaisir ni soiiHrance ; Dieu seul en moi par moi-même est heureux ; Sans me donner part à sa jouissance, Il est pour moi de soi-même amoureux.

A ide de tout, rien ne niamiuc à mon âme. Totit plein ' de Dieu, j'ignore mon bonheur, lirùlant d'amour, je ne sens point de llamme ; Possédant tout, je perds jusqu'à mon cœur.

La loi d'amour, aux autres rigoureuse, N'a rien pour moi (jui ne soit naturel. Je ne la sens dure ai savoureuse :

Tout se réduit an moment éternel.

Heureux moment exempt d'incertitude, Fortuné jour, où tout homme est détruit ! Chez toi, la paix bannit l'inquiétude, Jour permanent qui n'a jamais de nuit !

La vérité se voit en ta lumière ; C'est là qu'elle éclaire sans nul brillant. On la soutient sans baisser la paupière ; Elle se couvre en se manifestant.

Je sens. Amour, que je ne puis rien dire. Que je ne fais que bégayer de toi.

On pourrait bien dépeindre mon martyre.

Mais non l'état qui m'a tiré de moi.

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