IX. — AUTRE RÉl'ONSE DE M"" dUYON
(Même siiji'l, iiu'inc air.)
Si je pouvais me dcpcindre rnolmêmc, Vou: avoueriez que je n'ai plus de cœur. Dieu dans mon fond agit, l'anime et s'aime. Libre de tout, il est mon possesseur.
D'un vol hardi jusqu'en son sein je passe, Laissant des monts le sommet escarpé.
Perdu, de moi l'on ne voit plus de trace ; J'entends l'orage, et n'en suis point frappé '.
Je vois, Seigneur, les affreux précipices Que j'ai franchis en ni'abîniant en vous. C'est là qu'il faut que tout amant périsse, Avant que de s'unir à son Epoux.
Il faut qu'Amour jaloux se satisfasse.
Sans ni'épargner, il me tira de moi.
Tout disparut : je lui cédai la place : Il en bannit jusqu'à sa propre loi.
Qu'il serait doux de perdre ici la vie, Pour conserver ce que l'on tient si cher ! L'Amour si loin porte sa jalousie.
Qu'en le perdant on n'ose le chercher.
tout. Comme il n'y a que la créature qui borne le cœur, le cœur
nclant jamais resserré par l'attachement aux créatures il entre
pour ainsi dire dans votre immensité, n