‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 340 sur 347 · XI. RKPONSK DE M""- GUYON · texte numérisé non relu

XI. RKPONSK DE M""- GUYON

Même sujet, même air.)

\ os vers font voir à découvert

Oïl votre àme est monice.

L'onde inconstante de la mer

Ne l'a point agitée.

Toujours contente de son sort.

Au-dessus des étoiles, Je la vois prendre son essor.

Sans nuages, sans voiles.

Votre cœur, s'élant embarqué

Sur l'abandon, arrive, De mille dangers échappé :

Il revient sur la rive.

Qu'avec plaisir je le revoi,

Sauvé par le naufrage.

Lorsque l'on ne craint plus pour soi,

De quoi sert le courage I

O que j'aime voire abandon

Et l'oubli de vous-même !

Que votre cœur me semble bon !

Le mien le goûte et l'aime.

Je n'y vois rien à désirer

Qu'un peu plus de souplesse.

Qu'à tout je le pui.sse plier.

Que j en sois la maîtresse !

im l'-KNELON ET M™ CUVOX

\11. — FÉNELON A ISI»^ GUV(3N'

L 'enfance spirilueUc.

Vir : Taisez-voas ma ninsettc.

Jal le goût de l'Enfance :

De mon hochel content, La faiblesse cl l'obéissance De moi font nn petit cnlant.

Trop beureuse innocence, Exemple de raison La vertu pleine d'assurance, A qui tète csl liors de saison.

Fruit d'une sècbc élude, Austère gravilé.

Importuns restes d'babiludc.

Laissez-moi \ivrc en liberté.

Vérité simple et nue.

Que j'aime la candeur!

Et que l'innocence ingénue Est au-dessus de la pudeur !

Sages trop incommodes.

Voulez-vous qu'un enfant Ne joue plus qu'avec mélliode.

Et soit grave comme un pédant ?'

Docteurs, laissez-moi vivre Loin de vous, loin de moi.

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