XXXVI INTRODUCTION
iinvoya ensemble de Beyiies à Paris dans le même carrosse. Pendant le voyage, Mme (Jluyon lui expli- ([ua tous les principes de sa doctrine; et, comme elh; lui demandait s ils entraient facilement dans sa tête : « cela y entre, répondit l abbé, pai- la porte cochère '. » Mais quoique « cela s'éclairât un peu, il n était pas encore comme elle le souhaitait ». L'esprit pouvait ac- ({uiescer aux idées, mais k la cori-espondance » du i(cur manquait". Il était en effet « prévenu contre elle sur ce qu'il avait ouï dire de ses voyages* ». Le supérieur des A'^ofuie/Zes cniholiques n'était pas sans avoir entendu parler de la maison sœur que INLne Guyon avait fondée à Gex et des difficultés qu'elle avait causées à M. d'Aranthon, évèque de Genève* : ne serait-ce pas déjà à Fénelon lui-même que serait adressée la lettre du 29 juin i683, où M. de Genève, répondant à une demande de renseignements, reprochait à Mme Guyon son zèle indiscret et brouillon, tout en avouant qu' « à cela près il l'estimait et l'honorait au delà de l imaginable ' » ? Il semble bien (prelle-même avait écrit à Fénelon quelques lettres f[u'il avait laissées sans réponse ^ . En tout cas la curiosité avait été assez forte chez lui dès (687, pour
1. Phelippcaux, Relation, I. cit., t. I, p. 35 ; cf. aussi fragment d'autobiographie, p. 3. Le fait est confirmé par M. Dupuy (lettre ;m marquis de Fénelon du 8 février 1783, t. X des Œuvres, p. Go, </.).