Phelippeaux, Relation, i. I, p. 5, sqq
5. Réponse à la Relation, t. III, p. 8 ; cf. d'autres témoignages fa- Aorables « d'un très grand prélat », Fénelon, Réponse inédite à Bossiiei, l'aris, 1901, Lihr. intern., [>. 12.
G. « Je vous l'ai écrit dès le commencement, dans le temps même ([ue je n'a\ais point de commerce de lettres avec vous » (Mme Guyon il Fénelon, Lettre II, p. 16).
INTHODLCTION XXX Vil
(in'il prit tleï:; informalioiis sur celte feiiiiiie énigniati- (|iie, on passant à Mpnlargis au retour de sa mission en Poitou. Tous lui avaient» marque une haute estime (le la piété de cette dame ' ». Malgré tout, s'il se sentait attiré, il n'était pas conquis. Trop de choses en cette femme bizàri'c et imprudente effarouchaient encore ce gentilhomme de bon ton, épris d élégance, de délicatesse, « trop accoutumé à se servir de sa raison et trop jaloux de ses petits arrangements'». Four elle, au contraire, elle éprouvait un invincible t'titraînement : elle i-etrouvait en lui le bel inconnu mystérieux, dont elle avait rêvé huit ans aupalavanl, et que jusqu'ici elle avait « cherché partout sans le rencontrer-' ». File sentait qu il lui était donné ou plutôt imposé, et que « son àme était collée pour toujours à la sienne* ». Il fallait qu'elle l'eût. Elle l'eut enfln. Ils se revirent ; elle souffrit huit jours entiers ; « après quoi, elle se trouva unie à lui sans obstacle, d'une manière très pure et ineffable ». Et désormais, d'elle à lui, « il se faisait un écoulement |)resque continuel de Dieu •* ».
La conquête était triomphale. N'était-ce pas en même temps pour Mme Guyon la confirmation de sa mission divine ? Ce prêtre d'une piété si distinguée, qui avec « autant d'esprit et de science'' » ne se lais-
1. Ranisay, \ie, édit. cit., p. /i] ; lîaussct, Hisl. de Fénclon, livre II, ,!; X, cdit. des Œuvres, t. X, p. (ji, </. — Rauisay place cette visite à Monlargis après l'entrevue de Bcynes, ce qui paraît bien in- ^ raiscniblahle.
2. Fcnulon à Mme Guyon, Lettn! du (j avril i68(j, p. 102 et io3.