‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 46 sur 347 · Id., Lettre CXXIII, p. 3o · texte numérisé non relu

Id., Lettre CXXIII, p. 3o

ji. On en trouvera la liste à la fin du i" reiueil Cbevrcuse : S. B, L, B, Bi, Bibi, Général [des Michelins], etc. 12. Lettre du 18 juillet 1^89, ]). 3 10.

INTIIOOUCTION XLV

l'rivés le plus souvent de la douceur de se voir et de senlendre, ils se retrouvaient et se touchaient en Dieu, leur centre coniniun ^ ; ils charmaient les longues absences, en fredonnant les chansons qu'ils avaient riuiées l'un pour l'autre : Ils chantaient «le tout de Dieu <'t le rien de riionime » sur l'air: L'^t jeune Iris me fail aimer ses chaînes-, ou « 1(> boulieur de la souffrance |)ure » sur l'air: Ah! ma chère maîtresse ■', ou encore « la rigueur des épreuves intérieures » sur l'air : Hélas ! Brunetle, mes amours K Divertissements un peu puérils en leur simplicité, mais qui amusaient leurs sens, et faisaient en eux la place libre pour Dieu. Quand ils parvenaienf à se joindre en quel([ue rendez-vous secret, ils avaient lût fail de se confier l'un à l'autre leurs expériences et leurs misères intérieures ou déclaircir les quelques points obscurs des dernières lettres échangées. Ce qu'ils désiraient c'était « se taire ensemble ^ » dans la joie et dans la paix ^ : « Sans se parler ils prenaient plaisir à être ensemble, à se voir, à sentir qu'ils étaient l'un auprès de l'autre, à se reposer dans le goût d'une douce et pure amitié. Ils se taisaient, mais, dans ce silence ils s'entendaient; ils savaient qu'ils étaient d'accord en tout et que leurs deux cœurs n'en faisaient qu'un : l'un se versait sans t'esse dans l'autre ^. » Parfois ces « communications en

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