Mme Guyon à Fi^nclon, LeUro XL, p. loC
6. Fénelon à Mme Guyon, Lettre du 11 juillet iG8(), [>. ■j.o'] : <( 11 me semble que la nature du lien (jui nous unit doit bannir toute espèce de compliment » ; cf. encore fragment d'autobiographie, p. 8 : « J'aspirais à une certaine libortt-, rpii était de pouvoir agir avec lui ■*ans cène », etc.
XLiv inth(^i)U(;ti()n
ôdifié'.- » C'étail donc sans pri'jiigc' cl sans scnipnles conventionnels qu'elle se donnait à lui avec foule la tendresse de son fonds, tendresse si forte, (ju'elle en était comme oppressée, et que souvent elle était obligée de lui crier toute seule, pour se soulager"^: « G mon enfant ', votre àme m'est chère au delà de loul ce que je puis dire'% elle n'est qu'une même chose avec la mienne ■% vous êtes l'unique ^, vous êtes mon lils l)ien-aimé, en qui je me complais''. » Dans ses l'èves, elle se voyait avec lui, glissant, ou plutôt se laissant « couler » ensemble sur les pentes flexibles des vallées mystiques, étroiteuicnt enlacés et se disant lun à l'autre: « 11 n'y a rien de plus doux au monde*. » Souvent aussi, elle s'éveillait avant l'aube, « avec une douce et suave occupation de lui en Dieu' ». Quand elle pensait à lui, elle avait des façons innocentes et enfantines de témoigner son affection pour lui '", et elle lui donnait de petits surnoms amicaux, qui restent aujourd'hui encore une énigme pour nous**: « Rien ne me scandalise en vous, lui répondait Fénelon et je ne suis jamais importuné de vos expressions*^. »
I. Fénelon à Mme Guyon. Lettre du 3 juin iGSij, p. i53. 3. Fragment d'antobiograpLie, p. 5,
'A. Mme Gnyon ;i Fénelon, Lettre du 28 mai iC8(), p, i")! ; cf. encore Lettre LXlll, p. i5G.
!,. LL, Lettre CXIII, p. 298.
5. Mme Guyon à Fénelon, Lettre du 35 sej)tend)re i(")8ç), p. 283. 0. /(/., Lettre LXXXIV, p. 20^,.