‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 55 sur 347 · l" recueil Chevreuse, p · texte numérisé non relu

l" recueil Chevreuse, p

LIV INTliODUr/noN

ChcYreusc, les Morlcraai't, les lîeauvillier; mais elle les suppliait de n'en rien dire à P'énelon, « afin de lui «)ter à lui-même toute piste, et qu'il put assurer (juil ne savait où elle était* ». « Je ne sais où elle est - » ])OUvait en effet écrire Fénelon à sa cousine la marquise de Laval. « Je suis sans nouvelles d'elle ^ disaitil au duc de Chevreuse.

Ils étaient loin pourtant de se désintéresser l'un de l'autre, et ils savaient encore se faire parvenir l'un à l'autre des informations, des encouragements et des conseils : « Décidez avec S. B., écrit ^Ime de Guyon, vt qu'il suive son cœur '' » C'est lui qui marque à sou amie la tactique à suivre, et qui guide sa diplomatie inexpérimentée : s'il s'agit pour elle de retourner à Meaux se mettre entre les mains de Bossuet ou de se constituer prisonnière à la Bastille, c'est à lui de «juger ce qui est nécessaire '^ » : « Ne faites rien de ce que je vous dis, recommande-t-elle au duc de Chevreuse, si •S. B. ne l'approuve ^ » Ce n'était pas qu'elle fût sans inquiétudes sur lui et sur sa fidélité : Depuis que la persécution avait commencé, elle redoutait chez lui quelque manque de confiance, quelque lassitude de la

1. Lettre inédite d'octobre lOgS à la duchesse de Mortemart (?j (l«i' recueil Chevreuse, p. i6i).

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