Lettre à Tronson du 2(j février (1G9G), t. IX, p. 79, d
3. Lettre à Chanterac du 8 décembre (1697), t. IX, p. 204, d.
LXM INTUODICTION
(.'Ik'-nuMiio. Si elle satiriste, c'est poiii- la personne (luelle aimait, en cas que celte rupture lui soit nuisible. La (l(Milcni- peut être vive et amère, puisque l'amitié riait très sensible, mais c'est une douleur paisible et exemple des chagrins cuisants d'un amour intéressé* ». lu pourtant, il était dur de ne plus la revoir, de soulfrir pour elle, sans goûter près d'elle « le bien de la souffrance pure ». Que ne lui aurait-il pas dit, s'il avait pu encore l'entendre au confessionnal de Saint- .lacques, ou plutôt que n'aurait-il pas senti, assis en silence à ses côtés ! II semble bien d'ailleurs que les désirs, le besoin, les souvenirs impérieux du passé furent plus forts que les serments: s'ils ne se revirent plus jamais^, si Fénelon resta à Cami)rai, quand son amie sortit delà Bastille^ s il n'alla pas la rejoindre à Diziers et finir ses jours près d'elle, il put cependant la garder comme confidente et consolatrice. On lira plus loin^ quelques strophes légères et dansantes, qu'il lui adressait déjà proche « du dernier âge », et qui ne sont pas sans charme dans leur mélancolie enfantine et leur folie d'amour. C'est une plainte à peine murmurée et très doucement désespérée :
Jésus el son enfance, C'est tout mon bien.