VIII INTRODUCTION
« aussi inconnues que si elles étaicMit inétliles ' » ; il avouait, pour sa part, les croire autlienliques, et il espérait soulever autour d'elles une discussion critique et littéraire, (jui ne vint pas. M. Brunetière est en effet le seul, à ma connaissance, qui, dans les notes bibliographiques de son article Fénelon de la Grande Encyclopédie, ait signalé ces lettres « dont l'authenticité, dit-il, n'est pas tout à fait démontrée, mais paraît iniiniment probable ».
Sauf cette indication, qui ne semble avoir ému ni amis ni ennemis de Fénelon, le silence, — un silence injustifié, — s'est fait de nouveau sur cette correspondance. Et feu M. le professeur Crouslé, dans ses deux gros volumes diligents et lourds sur Fénelon et 80881161"^, écrivit contre « l'ami » de Mme Guyon son copieux, sincère et ingénu réquisitoire, sans chercher dans ces Lettres de quoi le fortilîer. Ce sont elles, avec les réponses de Mme Guyon, que l'on trouvera dans ce livre. De bons juges les ont senties authentiques. Mais n'ontelles que cette authenticité de vraisemblance et de sentiment ? On voudrait essayer de conduire le lecteur à une certitude.
I. Bev. inter. île l'Enseiçjnement, XI1'= année, n"* des i5 juillet et i5 septembre 1892, p. 52-85 et 216-337 • '''• P- 54-57.