‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 8 sur 347 · Soti AulhenùcUé · texte numérisé non relu

Soti AulhenùcUé

I/abhé (^losselin avait trouvé trois raisons pour ne pas admettre dans la (Correspondance génrrale qn il éditait les lettres publiées par Duioit.

« 11 suffit de lire, dit-il, (pielques pages de sa Préface, pour se convaincre que cet éditeur appartenait à lune des sectes les plus enlhousiasles et les plus fanatiques qui soient jamais sorties du sein de la Piéforme. » Et de ce que Thonnête Duloit a pour Mme Guyon la vénération que Ion sait, de ce (|u il déteste Louis XIV, Bossuel et les jésuites, 1 abbé conclut: « Assurément un éditeur de ce caractère ne donne pas une grande idée de sa critique ni de son discernement*. » Il semble lùen en etlet que la piété de Duloit ne fût pas sans quel(|ue exaltation, mais exaltation naïve d un cd'ur simple et ingénument droit. Sa vie et ses livres le disent assez. Ce n'est nullement une Ame de faussaire. D'ailleurs, pour ce fervent de .Mme (aiyon, c'est elle et non l'énelon, ([ui fait le principal intérêt de celle correspondance; et, si jamais il eût cru devoir commettre quelque édifiante supercherie, ce n'est pas à fabriquer du pseudo-Fénelon qu'il eût employé sa modeste ingéniosité.

« 11 n'a pas l'esprit critique, prétend 1 al)l)é (îosselin: 1 apocryphe est d'un autre, uiais c'est lui le dupé. » L esjîrit critique de Duloit n'était pas mis cette fois à

I. Corrcsp. gcn.. t. VII, /. <■//., |i. mi; HLsI. lill. tic Fênclon étiit. des Œuvrex. i. 1, p. iii;, //.

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