‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 74 sur 347 · Fénelon, Manuel de Piété, t. VI, p. 55, y · texte numérisé non relu

Fénelon, Manuel de Piété, t. VI, p. 55, y

i3. Fénclon, Lettre à Mme de Maintcnon du 12 marsiCga, t. VIII, p. 495, (/.

LXXIV INTUOKUCTlÔN

OU moins inconscieiniiioiil la ])ersoniie iiièmo de Jésus- Christ sefîace ', le besoin de ses sacrements diminue, et 1 ame s'enfonce en Dieu sans passer par lui : « 11 me semble, écrivait Mme Guyon à Fénelon, ((ue la Sainte Communion n'ajoute rien à ce que je possède'.» \'crtus, sacrements, Christ, religion ce ne sont à 1 àme que des moyens, (jnelle doit savoir « outrepasser » pour « ne trouver que Dieu seul » et s'y reposer : « Quand tout usage de la religion lui serait interdit, elle ne trouverait pas qu'il lui manquât rien''. » C'est « la vraie etpure adoration enespritet en vérité S), celle qui s'établit sur la ruine de tout désir propre, sur « l'involonlé » ijarfaite '", sur « la cessation de toutes choses " ». Qu'est-ce que V Évangile éternel ? demandait F'énelon à Mme Guyon. « Cet Evangile, lui répondait-elle, n'est autre que la volonté de Dieu '' » : Pour le suivre, il faut vouloir tout et ne vouloir rien * ; il faut laisser tout tomber^ et se ]>erdre soi-même'"

1 . Bossuet le lui a formt'lleincnt reproché ; « Je voulais selon votre pensée, que le contemplatif quittât tout culte île Jésus-Christ » (Lettre (le Fénelon à Bossuet du 9 lévrier 1697, t. IX, p. 12G, g). Fénelon avait pourtant pris ses précautions dans la lettre du 10 mars 1696 à la sœur Charlotte de Saint-Cyprien (t. VIII, p. 4^19, '0 • « ^ne voie, où l'on n'aurait plus rien pour Jésus-Christ, serait non seulement suspecte, mais encore évidemment fausse et pernicieuse, etc. » Mais s'il se défend, c'est qu'il sent qu'il en a besoin ; cf. encore Lettre à Mme de Maintcnon de septembre 1696, t. IX, p. 101, (j.

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