Lettres spirituelles, t. VIII, p. 55i, ri
A. Lettre à la comtesse de Gramont du 21 mars (1G90), 1. \III. p. 597, t/.
y. Fénelon à Mme Guyon, Lettre du 12 juin 1689, p. lOG.
0. Cf. principalement la correspondance avec « Fanfan » et Mme de Chevrv, et en particulier les lettres du iG janvier 1713 et 22 décembre 171^,^. VII, p. i5o et 188, (/.
INTRODUCTION LXXXVll
i omiiir il auraitélé à M. Chirac. La conllanco pourtanl ilail ici plus méritoire, car celle empirique n'avait d'autre autorité que son succès. Elle était en médecine intérieure ce qu'un rebouleur esta un chirurgien. De là chez le malade, dans les premiers temps, les rebellions de son amour-propre et de sa prudence, les doutes instinctifs qui traversaient sa foi. Mais, quand ! expérience lui eut montré rexcellence du remède, la foi devint absolue ; et il s'abandonna désormais sans révolte à la domination de son médecin. Heureux de pouvoir lui dire tout, pour lui faire tout guérir, il perdit très vile auprès d'elle ses habitudes iuqjérieuses (le direction ; et, après avoir essayé un instant de 1 entraîner avec lui, il se laissa entraîner par elle'.
Elle le menait à la sainteté, à cette sainteté, dont il avait toujours été si follement épris, et où son àmc aristocratique aurait aimé se réfugier loin « du comiiiun des chrétiens'- ». Elle le menait à ces l'égions mystérieuses de Dieu, où sa pieuse curiosité l'attirait, et où sa foi aventureuse était prête à s'engager derrière la plus ignorante bergère '. Bien longtemps après sa première rencontre avec Mme Guyon, alors (jue la fin lamentable de ce roman mystique aurait dû lui restituer toute sa « sagesse humaine », huit jours à peine avant sa mort, n'écrivait-il pas à une femme inconnue, c. qui ne le connaissait point », — n sur les lettres de gens inconnus » aussi, qui la lui avaient signalée connue une privilégiée de la grâce, — ne lui
1 . Compare/, le ton inroiT .iiiforilairc de* prcniiéri's lettres et le ton soumis des autres.