‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 92 sur 347 · Poésies, n" XII, p · texte numérisé non relu

Poésies, n" XII, p

INTUODUCTION XCl

A poino je J3L'gaio,

Je no sais pas mon nom,

Je pleure, je ris, je m'égaie.

Je ne crains ([iie maman féton '.

Il faudrait une excossive ingénuité, pour prendre au sérieux ces enfantillages nn'stiques et le c"ri de ralliement : Heureux les fous - ! II serait plus (piinjuste d'abuser de quelques couplets de gascon, pour vouloir décrcditer un très grand esprit. Quand « le lils bien-aimé » de Mme Guyon se laissait emmaillotter comme un enfant pleurant et liégayant dans les bras de sa nourrice spirituelle, il demeui-ait jjour le public Ibeureux, lliabile et le séduisant abbé, homme d'esprit, diplomate presque roué, courtisan merveilleux. S il avait voulu vivre dans la vie réelle sa « folie » d'amour divin, s'il avait étalé devant tous « l'imbécillité » enfantine de sa foi ^, il aurait donné au monde un spectacle pliis scandalisant encore que les « abêtissements y> de Pascal. I.'admiralde souplesse de son tempérament inéi-idional et la casuistique maternelle de Mme (uiyon lui épargnèrent ce scandale et lui laissèrent assez belles les apparences humaines. Toutes les ruines intérieures, sur lesquelles fleurissaient la simplicité cl la « sainte enfance » de son âme régénérée, restaient invisililcs au monde. Non seulement « l'extérieur n'était point renversé » chez lui^, mais Dieu voulait encore qu il fût l'ininent parmi les hommes et qu il les gouvernai pour sa gloire. On peut soui-ire

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