‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 11 sur 294 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

de sa grande édition, Dutoit publie en appendice un petit opuscule de Fénelon lui-même : Examen de la neuvième et dixième conférences de Cassien sur Vital fixe de Coraison continuelle l. C'est l'un de ces petits exposés justificatifs comme Fénelon en a fourni sans relâche à Mme Guyon, pour légitimer sa doctrine par le témoignage des Pères et des grands mystiques 5. Or, parmi les brouillons autographes de Fénelon conservés au séminaire de Saint-Sulpice, j'ai retrouvé des notes sur Cassien, qui sont une première rédaction de ces pages : non seulement les idées développées, mais des phrases et des paragraphes entiers ont passé du brouillon dans le texte définitif, qui se trouve ainsi authentiqué8. Au reste, ce n'était pas là le seul fragment de Féne-

pice et intitulé : 7* carton, 10 bis, Lettres de Mme Guy on an duc de Chevreuse i6o,3 et suiv. Copie, 1 vol. mss. in-4 broché de ao4 pages, p. n5-G; c'est le volume que je citerai sous le nom de /«" Recueil Chevreuse. La plupart des lettres y sont en effet adressées au duc de Chevreuse, plusieurs cependant à Tronson, au duc de Beau v illier, à- Mme de Main tenon, à l'abbé de Gharost, etc.

1. Justifications \ de la doctrine | de Mme \ de la Molhe-Guion \ , pleinement èclaircie, démontrée et autorisée par les saints Pères ffrccs, latins et auteurs canonisés ou approuvés, écrites par elle-même, édit. de 1790, 3 vol. in-8, t. III, p. 33a sqq.

a. [Ramsay], Histoire de la vie de Messire François de Salignac de la Mothe-Fénelon, etc. La Haye, Vaillant et Prévost, MDCCXXÎII, in- u de ao4 pages, p. 36.

3. Voici, par exemple, un paragraphe commun aux deux rédactions de cet Examen, qu'il importe de signaler aux futurs éditeurs de Fénelon : « Saint Paul, vase d'élection, étant rempli de ce sentiment (du pur amour),' souhaite d'être fait anathcme par Jésus-Christ pour ses frères, pourvu qu'il lui acquière une nombreuse famille ; Michée veut être menteur et aliéné de l'inspiration du Saint-Esprit, pourvu qu'il détourne de dessus le peuple de Dieu les plaies qu'il a prédites ; Moïse dit : ou remettez-leur cette faute, ou, si vous ne le faites, effacez-moi de ce livre que vous avez écrit. Voilà trois exemples, etc. ». (Recueil de Dutoit, t. III, p. 347, Mss, de Saint-Sulpice [brochure isolée et non <*tée,f»o]).

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