‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 12 sur 294 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

Ion, que Mme Guyon devait avoir laissé dans ses papiers : au tome II des Discours chrétiens et spirituels, on peut lire deux méditations sur la prière et l'amour de Dieu, qui se retrouvent aussi dans les Œuvres de Fénelon1. L'une des deux est certainement de Fénelon lui-même, puisqu'il en a discuté une formule dans un mémoire apologétique destiné à ses examinateurs 2. Il importe peu ici que l'attribution de Dutoit soit inexacte ; l'abbé Gosselin a commis une erreur analogue, en mettant sous le nom de Fénelon des vers de Mme Guyon 3 ; erreur, il est vrai, bien pardonnable, quand il s'agit d'éditer les œuvres de deux amis, pratiquant l'admiration mutuelle, et se copiant l'un chez l'autre leurs plus belles pages, pour pouvoir les relire et les savourer plus à leur aise4. Une chose seulement est certaine : c'est qu'avant de publier cette « correspondance secrète », Poiretet Dutoit avaient déjà donné au public d'autres œuvres de Fénelon, et des œuvres authentiques. Ces constatations sont, je crois, de nature à inspirer confiance en Dutoit éditeur.

i . Discours \ chrétiens et spirituels \ sur divers sujets qui regardent | la vie intérieure, \ tirés la plupart de la Sainte Ecriture. | Par Mme J.-M.-B. de la | Mothe-Guion, Nouvelle édition corrigée et augmentée. Paris, Libraires associés, 1790, t. II, Discours VII (p 56-67)= *e Pe^* traité de la Prière de Fénelon. t. VI, p. 5-g ; Discours XLVII (p. 269-283) = la XVIIe Instruction de Fénelon sur ce sujet : Dieu n'est point aimé, parce qu'il n'est pas connu, t. VI, p. 100, #-108, d.

2. C'est le Discours VII, dont Fénelon a défendu le début dans son Explication des lettres à. Mme de Maintenon, t. VIII, p. 5oa, d. Dans le recueil de Dutoit, le texte primitif a été conservé : « Les paroles que nous prononçons sont inutiles à l'égard de Dieu » ; cf. mon article sur la Correspondance spirituelle de Fénelon avec Mme de Maintenon, Revue d'Histoire littéraire de la France, janvier-mars 1906, t. XIII, p. 59.

3. Cf. plus loin Poésies, n° XV, p. 363. h. Cf. M, n°XVI, p. 365 et n. 1.

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