‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 121 sur 294 · Jean, XVII · texte numérisé non relu

Jean, XVII

FÉNELON A M- GUYOX 45

rcux se répandent ensemble et se pénètrent les uns les autres. C'est la Communion des Saints. 0, si les hommes Chrétiens savaient à quoi ils sont appelés ! mais, hélas ! tous sont morts en Adam, et nul ne veut vivre en Jésus- Christ.

Je vous écris, Monsieur, avec ma «implicite ordinaire ce que j'ai mouvement d'écrire sur N., laissant à Dieu et à vous d'en faire l'usage qu'il lui plaît. Vous savez que je n'ai rien ni à ménager, ni à craindre, n'ayant plus rien ni à perdre ni à gagner. Je ne sais si vous m'entendez1 ; car j'écris aussi cela pour vous. Si vous ne m'entendez pas encore tout à (ait, cela viendra un jour. Mais N. surpas^ra, à cause qu'il doit ôlrc une lumière dans l'Église. Je n'entends pas le fond de perfection ni d'anéantissement2, mais je dis que la lumière ira plus loin pour le bien des autres. Je vous le dis une fois : vous ne devez avoir aucune jalousie sur l'âme de personne.

Je me trouve sec et distrait dans l'oraison. Cela peut provenir des choses extérieures qui me dissipent ; mais ma volonté est, ce me semble, très ferme. Je sens un ennui et un mésaise fréquent dans mes occupations extérieures. Mes amis même m'importunentv, et toutes les conversations me paraissent

i . Ce doute reviendra souvent chez Mme Guyon ; cf. Lettre du 25 juin 1689, p. 181, Lettre C1V, p. 267 et n. 1, etc. .2. Je n'entends pas par là qu'il atteindra le fond de la perfection, etc.

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