‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 127 sur 294 · C'est-à-dire qu'on doit aller par la « foi obscure · texte numérisé non relu

C'est-à-dire qu'on doit aller par la « foi obscure

Lorsque je parle de goûter, je n'entends pas le sensible, mais le plus spirituel et délicat ' .

Il a été certifié d'une manière ineffable la filiation spirituelle 3, et comme ces âmes étaient destinées à être un en Dieu, 0 que vos démarches sont belles dans la volonté de Dieu ! Il a été confirmé qu'il y aura de fortes bourrasques de tentations ; mais il ne faut ni craindre ni s'étonner : le vaisseau demeurera toujours dans le même équilibre, quoique battu de la tempête. S'il reste abandonné, le naufrage même le jettera dans un port assuré.

Il a fallu me sacrifier pour souffrir pour vous. L'âme découvre en Dieu même (par rapport à vous), comment Dieu, perdant toujours plus l'âme en lui, la rendant de plus en plus féconde par un même acte pur, simple et nu, fait que du même lien, dont il s'unit intimement l'âme et la possède, il la serre étroitement avec votre âme, en sorte qu'elle porte ses langueurs. Elle comprend la nature de l'union h y posta tique du Verbe avec l'homme 4, la part qui nous y est donnée d'une manière très sublime ; et elle découvre en môme temps une manière très haute, par laquelle l'homme est créé à l'image de son Dieu, ce qui la rend participante5 d'une qualité

i. Ce dernier paragraphe répond à une question de Fénelon dans une lettre perdue.

a. T. II, Lettre GLIX, p. /169-472.

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