‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 139 sur 294 · Cf. Poésies, n° XVI, p · texte numérisé non relu

Cf. Poésies, n° XVI, p

3. Cette habitude semble avoir duré pendant toute leur correspondance ; cf. Lettre du 27 juin, p. i85 et n. 1.

M- GUYON A FENELON 75

et être rejetée de lui, et que l'exécution de cette volonté cause une paix, un contentement et une largeur infinie '.

J'entre très fort dans toutes vos raisons 3 et je serais très fâchée de vous causer la moindre peine. Je mettrai le tout chez M. 4. Si vous voulez lire ce que l'on vous apporte, vous le lirez ; et à la première visite que vous ferez à M. de Chevreuse, vous le lui remettrez, pour me le rendre. Il me suffit qu'en cas de mort vous vouliez vous en charger, pour en faire ce qu'il vous plaira, et brûler ces écrits, si vous le voulez. Je ne crois pas que Dieu demande autre chose de vous que l'état où il vous tient : pour moi il tient mon âme dans un état continuel, — je pensais dire, de prier5 pour vous, mais j'aperçois que c'est tout autre chose que cela : c'est un amen6, qui opère tout ce qu'il pourrait demander. Soyez persuadé qu'il me donne pour vous une confiance unique et entière. Elle ne vous sera jamais à charge. Cependant que voulez-vous donc que je fasse de cette Vie que vous m'avez fait garder7 ? La mettrai-je avec les écrits8, ou vous la donnerai-je pour la brûler, si vous le jugez à propos...

i. Sur cette « largeur infinie » que Fénelon recommandera lui aussi dans ses Lettres spirituelles, cf. plus loin, Lettre LXXIV, p. 181 et n. a.

Page 1