‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 160 sur 294 · Cf. Lettre précédente, p · texte numérisé non relu

Cf. Lettre précédente, p

4. Tandis que, au sens de tant que, était déjà alors archaïque ,! llaàse, loc. cit.,§ 96, p. a43 ; cf. d'ailleurs l'emploi de tant glH tlfllto» cette même lettre (p. io5).

5. Mot familier à Fénelon, et qu'il répétera à satiété. Bosauet i'wt amusera : « Lorsqu'il répète cent fois que ses auteurs sont bien moins précautionnês que lui, il ne veut pas dire par là qu'il soit gliit juudent » (Les passages éclaircis, édition Lâchât, t. XX» p. 38/i).

De plus mon attrait présent fait que l'extérieur m'importune et que je serais ravi d'avoir peu d'action au dehors, quoique je fusse peut-être contristé, si certaines personnes considérables, qui me traitent bien, cessaient de me rechercher.

J'ai dit aujourd'hui quelques paroles fort contraires a la charité, par une plaisanterie qui m'a entraîné, malgré un sentiment intérieur, qui m'avertissait de me retenir : une personne m'a paru en être mal édifiée1. À l'instant, j'ai senti une douleur en présence de Dieu. Sans me décourager, ni m'occuper volontairement de ma faute, je me suis recueilli. Cette douleur m'a percé au vif,

Le terme d' * involonté dont vous vous servez3 exprime très bien mon état. Je ne saurais trouver en moi de vraie volonté, que pour la volonté de Dieu. Encore même, il me semble que je voudrais ne vouloir plus, et que Dieu seul voulut en moi par acquiescement, ce qu'il veut en lui-même par Providence. Cependant je fais tous les jours des fautes, qui marquent de la volonté très propre et très vive, mais c'est par entraînement passager, et sans interrompre ma disposition fixe. Si c'était à moi à juger, je croirais que je n'ai aucune propriété volontaire et délibérée. Je sens néanmoins souvent des mouvements si naturels et si malins qui m'échappent, que je conclus que le venin est au-dedans ; je comprends qu'il n'en

i. « Plusieurs personnes ont été mal édifiées de trouver, etc ». (Lettre pastorale, l. cil., § XIX, t. II, p. 299, d; cf. Lettre XGIII, p. 227 et n. 1.

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