‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 167 sur 294 · T. V, Lettre XIX, p · texte numérisé non relu

T. V, Lettre XIX, p

il* FÈNELON ET M™» GUYON

quoique j'eusse résolu de ne point le faire, devant vous parler bientôt. Je pense très souvent à votif, et je me trouve uni à vous de plus en plus, mais c'est une union générale et de pure foi '. Je me trouve avec vous en celui qui est tout f, et il me semble que nous y demeurerons toujours unis ; je suis persuadé comme vous que Dieu se sert de vous pour me préparer ses dons. La pensée que j'ai de vous m'est toujours utile, car je ne vous vois jamais qu'en Dieu, et Dieu à travers de vous, sans m'arrêter à vous. J'ai quelquefois certains petits mouvements de doute et de tentation sur votre sujet8, mais ils ne sont que passagers et dans T imagination.

Notre union est fixe 4 et elle va toujours croissant 6 dans ce temps même. Vous avez raison de dire6 que rien n'est si doux que ces unions, quoiqu'elles ne paraissent donner aucun sentiment distinct. Je ne saurais dire aucune pensée particulière, que j'ai eue en pensant si souvent à vous. C'est une vue confuse7

i. Cf. Lettre à la comtesse de Montberon, s. d., t. VIII, p. 709, g ; « Mon union avec vous ne fut jamais si grande qu'elle l'est » ; cf. encore à la même, Lettre </u i3 mars 1702, t. V11I, p. 645, d: « Il faut me regarder d'une vue de pure foi. »

2. Cf. Lettre d la comtesse de Montberon du 2 5 juin 1710, t. VIII, p. 704, g' «Je vous suis dévoué... sans mesure, en celui qui doit être à jamais toutes choses en tous » ; cf. plus haut, Lettre X, p. 39.

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