Texte de Du toit : puis
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ce langage (plus propre aux enfants qu'aux hommes, qui l'ignorent d'ordinaire), on apprend à être uni en tout lieu sans espèces1 et sans impureté, non seulement avec Dieu dans le profond et toujours éloquent silence du Verbe dans l'âme, mais même avec ceux qui sont consommés en lui 2.
C'est la communion des saints véritable et réelle. C'est la prière de Jésus-Christ, qu'ils soient un comme nous sommes un*. Plusieurs disent cela sans l'entendre; mais il y a encore moins qui fassent expérience de cette vérité, si pure et si simple. C'est à quoi cependant vous êtes appelé. Tout autre langage vous paraîtra impur et superflu, lorsque vous aurez appris celui-là ; mais que l'on l'apprend tard 4 !
Je me sentis hier au soir fort pleine de Dieu en sorte que tout chez moi regorgeait. Il me semblait que Dieu distribuait de cette plénitude à mes enfants 6. Madame N. et vous fûtes les deux qui y eûtes le plus de part. Vous m'étiez même plus aperçu qu'elle. Je compris que votre naturel froid et réservé était la cause pour laquelle Dieu me pressait si fort à votre égard. Je voyais que vos défauts auraient été de grandes vertus dans une autre personne 7 et ce qui faisait une mort et un état parfait
i. Cf. Lettre XXI, p. 64 et n. 2.
2. Sur tout ce développement, cf. Lettre XXXIII, p. 81 et n. 6.