‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 223 sur 294 · Cf. fragment d'autobiographie, p. 2 et n · texte numérisé non relu

Cf. fragment d'autobiographie, p. 2 et n

3. Cette lettre est une seconde réponse à la lettre de Fénelon du 5 juillet (p. 190-2) et à un billet de lui perdu. Elle doit être datée du 8 ou 9 juillet.

fi. T. V, Lettre LXIV, p. 393-6.

5. Cette lettre repond à une lettre de Mme Guy on que Dutoit n'indique pas. Je crois pourtant la retrouver dans le XIX* Discours du t. II des Discours chrétiens et spirituels (p. 128-1 A4). Voici en effet le début du second paragraphe, qui fournit la classification même, dont Fénelon se sert ici : « Il y a trois sortes d épreuves ou de tentations

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ces tentations peuvent être si fortes, et l'opération de grâce si cachée dans l'âme, qu'alors l'âme n'aperçoit plus que la seule volonté de la chair, qui est la concupiscence, et qu'elle appelle péché, ce qui n'est que la suite involontaire en nous du péché volontaire d'Adam. Je comprends même que dans la faiblesse, où Dieu permet que l'âme se trouve, il peut y avoir dans le corps de certains mouvements qui paraîtraient de vrais péchés, mais qui sont involontaires, ou par l'impulsion du Démon, ou par le ressort naturel des passions même. C'est ainsi que Jérémie et Job ont proféré des paroles, qui, prises à la rigueur, seraient xle véritables blasphèmes, quoiqu'en effet ils n'aient point péché de leurs lèvres, ainsi que l'Écriture le dit du dernier1. C'est pourquoi Jésus-Christ, qui a daigné nous donner un modèle pour toutes sortes de tenta-

par lesquelles Dieu purifie l'àme : la première est les peines sur la pureté, la seconde sur les tentations de blasphème et la troisième (qui ne vient que du défaut d'abandon dans ces deux premiers états) est une violence qui fait perdre l'esprit et qui conduirait au désespoir, si on n était pas soutenu, etc. » (p. 129). Et voici encore une page de confession personnelle, comme on en a tant vu dans les lettres de Mme Guyon à Fénelon : « Je suis si certaine que cette défaillance sans violence sera votre épreuve, que je ne puis m'empêcber décrire ceci, sans en pouvoir discerner la raison. Je ne sais ce que Dieu prétend de là ; pour moi, je n'ai qu'une chose à faire, qui est de lui obéir. Je suis certaine aussi que les misères et les faiblesses qui sont en moi, ne vous seront pas un petit sujet d'exercice, parce que tout vous mettra en défiance sans nulle assurance. Il n'y a pourtant rien à craindre, malgré ce que je suis naturellement. Si vous voulez bien me dire tous les sentiments que vous aurez de moi, quand je les prendrais mal (ce' que je ne crois pas qui arrive), cela servirait à vous perdre davantage » (p. 136-7). Mais, le reste du Discours n'étant qu'une dissertation théologique sans grand intérêt, je ne crois pas devoir le reproduire ici.

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