‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 262 sur 294 · Cf. Lettre du a5 juin, p. 181 et n · texte numérisé non relu

Cf. Lettre du a5 juin, p. 181 et n

286 FÈNELON ET M~ GUYON

une extrême sécheresse de l'intérieur font tomber. Je ménage ma sanlé et je travaille peu, quoique j'eusse des besoins pressants de travailler. Je ne saurais vous dire à quel point je suis uni à vous, car Dieu seul le sait, et je ne le sais pas moi-même. Ce i octobre

La sécheresse et le large ne s'accordent pas ensemble, du moins celle qui porte justement ce nom, car la sécheresse a cela de propre, qu'elle rétrécit toutes choses. Disons donc que votre état n'est point une sécheresse, puisque votre à me est continuellement arrosée des eaux de la grâce ; mais, comme c'est d'une manière très cachée, elle est insensible. C'est comme une terre, qui n'est point arrosée par des eaux extérieures, même de la pluie, qui est celle que Ste Thérèse marque comme la quatrième eau, qui opère cette grâce d'union aperçue, douce et tranquille, où l'âme est très passive, et où elle ne fait nul effort pour recevoir les écoulements de la grâce de Dieu2. Vous avez assez éprouvé cela pour m'entendre.

[La sécheresse de Fénelon n'est qu'apparente : il y a une source cachée dans le fond3.]

1. T. III, Lettre GV, p. /i5c)-fi66. ; les deux lignes d' « A Dieu », t. V,p. 36i.

?.. Sur cette « quatrième eau », cf. La Vie de Sainte- Thérèse écrite par elle-même, traduction nouvelle exactement conforme à l'original espagnol, par M. l'abbé Ghanut, à Paris, chez Dezallier, 1 vol. in-8, MDGXGI, chap. xi, p. i/j7 et chap. xvm, p. 2Ô3-/» : « Cette eau, qui tombe immédiatement du ciel, et qui baigne et inonde par son abondance tout le jardin intérieur. »

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