INTRODUCTION XXVII
qu'il publiait l'avaient déjà été en partie l, que d'autres avaient déjà leurs réponses dans des volumes antérieurs* — ce qui, par parenthèse, est une nouvelle preuve de bonne foi et d'authenticité. Aussi la lecture très peu agréable de ce texte incohérent ne permet pas de saisir le mouvement de la correspondance et en diminue l'intérêt. Il fallait mêler les deux séries, retrouver l'enchaînement des demandes et des réponses, utiliser les indices internes, qui facilitent le classement des lettres isolées, et partout ailleurs conserver Tordre du « manuscrit », qui garde encore quelques chances d'être le bon. C'est ce que j'ai essayé de faire ici.
11 fallait aussi plus de scrupule critique dans l'établissement du texte. L'éditeur de 171 7, ne publiant cette correspondance que pour l'édification des pieux lecteurs, en avait retranché tout ce qui était détails personnels ou faits précis, et, pour masquer ces coupures, avait fait subir aux phrases d'attache quelques légères retouches 3. L'éditeur de 1768 a publié dans le cinquième volume des Lettres tous ces petits fragments supprimés. Mais, même en rassemblant les morceaux, il ne semble pas qu'on obtienne toujours des lettres complètes, comme le montrent les allusions de certaines réponses 4 ; quelques phrases sont inachevées 5,
». Cf. Lettre du 36 décembre 1689, p. 334 et n. i.
2. Ainsi la réponse à la lettre du 2 5 décembre 1689 (t. V, p. 37^-6) est certainement la Lettre LX du t, III, p. a53-8 ; cf. de même les réponses aux lettres des 5 juillet et 10 octobre 1C89, p. 19a et 391 de ce volume.
3. Cf., par exemple, le début de la lettre de Noël 1688, p. 36 et n. 1.
6. Cf., par exemple, la lettre de Fénelon du 11 juillet 1689, p. 204 d n, 3.