XXVI11 INTRODUCTION
d'autres visiblement altérées !, des passages paraissent interpolés 2, des mots sont tombés, ont été mai lus, mal écrits ou mal imprimés. De toutes ces imperfections du texte, les éditeurs ne sont peut-être pas seuls responsables : Il se pourrait que ce « manuscrit authentique » dérivât du Livre des lettres, conservé par Mme Guyon, où elle faisait copier les siennes, avant de les envoyer, et celles de Fénelon, avant de les lui retourner3. Ecrivant très mal, ne se relisant jamais, n'ayant aucune mémoire et « usant de redites4 », elle laissait une tâche malaisée aux copistes et des difficultés à ses futurs éditeurs.
Je crois offrir ici de cette correspondance mieux classée un texte plus sûr. Bien des incertitudes, d'ailleurs menues, y subsistent encore 5. Telle qu'elle est pourtant, l'historien de la littérature s'y sentira désormais plus à l'aise, pour y étudier Fénelon et son roman mystique.
i. Lettres des a3 juillet et a5 septembre 1689, p. 222 et 282.