VI INTRODUCTION
disciples hollandais et allemands de Mme (îuyon, il était lui-même un disciple de celle qu'il appelait m femme divine, aigle mystique, sainte mère, le plus grand Hérault de l'amour pur, la.première sainte après la sainte Marie1 ». Il avait donc à la fois l'enthousiasme pieux qui donne le goût des reliques et les relations silres qui en favorisent la découverte.
À vrai dire, la première édition des Lettres de Mme Guyon, celle aussi de ses Discours chrétiens et s/urituûh contenaient déjà depuis 1717 et 1718 plusieurs fragments de sa correspondance avec Fénelon 2 ; mais le nom du destinataire n'y était pas indiqué. Les lettres mùrae de Fénelon avaient été supprimées par respect pour la mémoire d'un mort illustre et par déférence pour ses amis encore vivants, qui s'y trouvaient cités. Cinquante ans plus tard, Dutoit, à ce qu'il affirme, retrouva cette correspondance, du moins en partie: « La Providence a permis, dit-il, que le manuscript autentique nous soit tombé entre les m ai us ; elle y a même concouru par ce qu'on pourroit appeler un tissu de miracles3. » Dutoit laissa à leur place dans les Discours chrétiens et dans les quatre autres volumes de la Correspondance les lettres à Fénelon
oorrespondantu de « l'auteur » avec Fénelon occupe dans le tome V le9 pages, 19 1 -4t>3.
1 . Cf. Juan-Philippe Dutoit, sa vie, son caractère et ses doctrines, par Jules Cha vannes, 1 vol. in- 18 de 3 62 pages. Lausanne, Georges BriuH, li^iivK p- 301.
a* Ces premières éditions avaient paru, par les soins du ministre Poiretf pour l^s Discours en 2, pour les Lettres en t\ vol. in-12 « soictiswil à Cologne [chez Jean de la Pierre], mais en réalité à Amsterdam, 1717-1718 ». Sur l'histoire de ces éditions, cf. Jules Ghavannes, hv. cit., p. 43-44 et 187-8.
3. Lettres chrétiennes et spirituelles, etc., Nouvelle édition, loc. cit.> 1. I, AiterttMement sur cette seconde édition, p. x.