‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 60 sur 294 · LVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LVI INTRODUCTION

donner mille vies pour lui, à se sacrifier pour lui au Seigneur », à « lui faire rempart de son cœur et de sa vie1 ». Comme jadis aussi, elle lui promettait toujours uni- obéissance absolue qu'elle ne parvenait jamais à lui donner : s Un de mes plus grands tourments, après les violentes douleurs que je sens, est de ne pouvoir suivre la raison des autres. C'est peutètfé une tromperie rmunie tout le reste, et je voudrais de tout mou cœur pouvoir obéir en toutes eboses à S. B.*. b <* Je crains, disait-elle un autre jour, que S. lï, ne me gronde ; mais dites-lui qu'il ne doit attendre de moi que des folies, car je suis folle pour détruire la sagesse des sages. Il est pourtant bien excellent ce pauvre S. B,, et je l'aime bien3. »

Quand elle apprit la publication des Maximes des Saints, elle fut d abord mal satisfaite, avant même d'avoir ouvert le livre : le meilleur parti, d'après elle, aurait été le silence*. Elle craignait que son ami n'eût rendu h la ver j lé qu'un hommage ambigu et indécis, « qu'il ne l'eût fait par quelque politique, et que Dieu ne l'eût pas bénit8 ». Mais, quand le livre fut lu, elle sentît que le disciple restait en communion avec elle, et qu'il n'avait guère écrit qu'une Explication des Maximes de sa sainte.

&u mi tussent, je choisis sans h al rincer. Depuis ce temps-là leurs affaires vont de anal un jua a (Lettre inédite au dur de Chevrcusc du 20 décembre iGijS, II» recueil Chevreusc).

1* Lettres inédites au t\w: de Chevrcusc du 3o septembre 1C93 et de mai 1 GhjS (irS" recueil Ohcvreuafc, p. 28, 29 et 2o3).

3. Lettre inédite au tlui* de Chevrcusc du 17 novembre 1693 (Ile recueil G Im1 rente)*

3, Itfti JJ JVvrïpr li'n/i {itL).

h. lit,, juin 1G97 (irf«).

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