INTRODUCTION LXIX
guérison. C'est ce qui rend si belle cette lin solitaire de l'archevêque Cambrai, se détachant progressivement de toute chose, de son amie et de lui-même, pour monter vers l'inaccessible idéal, qui l'attire en le purifiant.
Le 7 janvier 1715 Mme Guyon perdit « le fils bienaimé, en qui elle s'était complue ». Si jusqu'ici elle avait pu garder quelque secret espoir de triompher, un jour par lui et avec lui, elle dut cette fois l'abandonner sans retour. Que dit-elle ? Que fit-elle, en ce suprême et plus dur sacrifice ? Sans doute ce qu'elle-même avait appris à tant d'autres : elle « laissa tout tomber ».