‹ Fenêtres et jalousiesChapitre 8 sur 17 · FERNAND, LÉONIE · texte numérisé non relu

FERNAND, LÉONIE

FERNAND, entrant par la fenêtre de gauche.

Ah! ma chère Florestine, vous fermez la fenêtre et vous...

LÉONIE

Cette voix ! Ciel ! mon cousin !

FERNAND

Léonie !... je suis pris !

(il va pour sortir.)

LEONIE, le ramonant.

Que venez-vous faire, ici, chez Florestine?

FERNAND

Moi, rien... j’étudiais ma peinture.

LÉONIE

Sur les toits ?

J’étais fatigué... Une promenade sur les tuiles, ça fait ouvrir les idées.

LÉONIE

11 paraît que ça fait aussi ouvrir les fenêtres. Hé quoi, Gaston, au moment de devenir mon mari, vous me trompiez?...

FERNAND

Ma cousine!... (a part.) Si je pouvais partir!

LÉONIE

Je comprends maintenant votre froideur... Vous faisiez

votre cour à une autre femme, à ma blanchisseuse.. Ah ' c’est mal !...

FERNAND

Mais non... écoutez-moi... je vous dirai... vous comprendrez... r

LÉONIE

Parlez, Monsieur, expliquez-vous, justifiez-vous. Je ne demande pas mieux... Je vous écoute !

(Elle s’assied.)

FERNAND

Ma cousine... ma cousine... j’étais là... j’attendais l’omnibus... on en était au numéro 17 et j’avais Je 253... alors... (a part.) Ah ! ma foi, je reprends la correspondance poulies toits et je supprime les explications !

(il sort.)

LÉONIE

Mais,mon cousin, tout cela ne me dit pas... (Elle se retourne ) Parti! Gomment, il est parti! (a la fenêtre.) Ah! Gaston vous me le payerez ! *

Page 1