‹ Fer et feu au Soudan. Traduit de la 8e éd. allemande (volume 2)Chapitre 3 sur 11 · STATIONS OU PLACES · texte numérisé non relu

STATIONS OU PLACES

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Omm Derman

Yacou b

Moulazeimie

„ dans les magasins

Redjaf

Arabi woled Dheifallah

Darfour (Fascher)

El Obeïd et Shakka

Mahmoud woled Ahmed

Berber, Abou Hammed

Zeki woled Othman

Adarama

Osman Digna

Ghedaref et Fascher

Ahmed el Fadhil

Ousoubri

Hamed woled Ali Nur et Taashi

Gallabat

Dongola

Younis ed Dikem

Bouarda

Hamouda

Totaux

Je donne ici le maximum des forces et des armes qui, je le répète, ne résisteraient pas longtemps à un combat sérieux et bien préparé venant d'une armée étrangère.

Des quarante mille fusils qui sont dans les magasins ou entre les mains des soldats, vingt-deux mille sont des Remington; les autres sont à percussion, de vieilles armes à un ou deux coups. Pour rendre les Remington

plus légers, une partie du canon a été supprimée; ceux: qui possèdent une mire sont rares.

Sur les 6600 chevaux, la moitié à peine est assez forte pour soutenir une campagne, même de peu de durée.

Les porteurs de lances et d'épées sont au nombre de 64,100; plus du quart de ces hommes serait inutile, à cause de l'âge, dans un combat.

Les soixante-quinze canons se répartissent ainsi ; six sortent des ateliers Krupp; ils sont d'un gros calibre; la provision de munitions est très minime; huit mitrailleuses, vieux et nouveaux systèmes; soixante-etune vieilles pièces en laiton, se chargeant par la bouche et de différents calibres.

Les balles se fabriquent presque toutes à Omm Derman; il en est de même pour la poudre et les capsules ; elles portent en moyenne à peine à six ou sept cents pas.

Jusqu'à ces dernières années les frontières des pays soumis par le calife du Mahdi allaient de Wali Halfa (sud-est) à Abou Hammed jusque près de Souakim, Tokar, le long du Chor Baraka à Kassala, Gallabat, puis dans la direction du sud-ouest jusqu'aux montagnes de Béni Shangol.

De Wadi Halfa, dans la direction du sud-ouest, la limite traverse les steppes de Bajouda au nord du Kordofan et du Darfour jusqu'aux environs de Wadaï, et longe, au sud, le Bahr el Arab jusqu'à Dar Djangé.

Au sud, une station avait été fondée à Redjaf. La défaite d'Abd er Rahman woled en Negoumi entraîna la

perte de la partie septentrionale de la province de Dongola et la station extrême nord de l'empire des Mahdistes est aujourd'hui Souarda, à trois jours de marche environ au nord de Dongola.

Les victoires des Egyptiens, à Handoub et à Tokar, leur valurent presque tout le Soudan oriental, tandis que les Italiens, après la prise de Kassala, s'emparèrent des territoires situés à l'est de cette ville. Force fut donc au calife de considérer l'Atbara comme limite et de la fortifier en élevant des stations le long du fleuve.

La garnison de Gallabat fut réduite à quelques cents hommes, pendant que les forces principales, sous les ordres d'Ahmed Fadhil, furent transférées dans le Ghedaref. Le roi des montagnes de Béni Shangol, Tor el Goule, se déclara indépendant et, avec lui, les chefs des populations environnantes.

A l'ouest, les tribus des Massalat, Tama, Béni Husein et Gimmer se révoltèrent, après s'être soumises tout d'abord aux Mahdistes, et avoir payé le tribut; elles purent, grâce aux succès remportés, rester indépendantes jusqu'à la fin. Elles formèrent une alliance défensive et offensive avec le sultan Youssouf du Wadaï, de sorte qu'on ne peut considérer le Darfour comme réellement soumis que dans sa plus grande moitié orientale.

Effrayé par la nouvelle que des Européens avaient l'intention de s'emparer de la province du Bahr el Ghazal, la plus importante du Soudan, celle qui fournissait déjà sous la domination égyptienne les plus nombreux et les meilleurs soldats et que l'on considère

comme la meilleure base d'opération sans contredit, pour toute entreprise contre le Soudan, effrayé, dis-je, Mahmoud Ahmed envoya l'émir des Taasha Hatim Mousa, à la frontière sud du Darfour, avec une force suffisante, pour prendre possession du Bahr el Ghazal: la soumission projetée du Darfour occidental fut ainsi provisoirement suspendue.

Les postes avancés de l'Etat du Congo qui avaient déjà réellement pénétré dans le Bahr el Ghazal se retirèrent et Hatim Mousa put occuper facilement la partie septentrionale de la province. Bien que ses forces fussent suffisantes, le calife lui donna l'ordre de ne pas s'avancer dans l'intérieur du pays, mais d'attendre des renforts d'Omm Derman.

Les Shillouk et les Dinka ayant été battus autrefois par Zeki Tamel, la route des provinces équatoriales était libre.

On peut considérer Redjaf comme le point méridional du territoire mahdiste. De cette station on entreprenait souvent des expéditions dans l'intérieur du pays, non pas pour conquérir quelque terre, mais pour s'emparer d'esclaves, d'ivoire, etc., le commandant Arabi Dheifallah n'ayant d'autre but que celui de s'enrichir le plus rapidement possible. Une de ces expéditions rencontra les postes de l'Etat du Congo, stationnés aux abords de Dongou ; les Mahdistes après un combat aussi long qu'opiniâtre durent se replier sur Redjaf après avoir essuyé des pertes considérables.

Les finances sont administrées par les « Bouyout el Mal » (pluriel de Bet el Mal = maison du trésor).

Voici les principales caisses:

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