‹ Ferdinand GagnonChapitre 11 sur 17 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Nous croyons avoir démontré, par le raisonnement logique des circonstances et la statistique des faits, la fausseté des énoncés du rapport.

Partout, les agents du colonel Wright ont pris une infime exception pour la généralité.

Les Canadiens ont déjà protesté publiquement, et ils protestent maintenant à cette audience-enquête, ■confre la publicité des assertions malicieuses de ce rapport. Et ils demandent que l'esprit de justice du colonel Wright soit à la hauteur de la circonstance ; que ce rapport soit reconnu, par lui et le bureau, comme un libelle malicieux, et nju'il constate, dans son prochain rapport, qu'il a été trompé par ceux qui l'ont renseigné avec force préjugés contre nos nationaux.

Les Canadiens méritent le respect de leurs concitoyens, en ce pays.

Ils ont été l'un des principaux éléments de la prospérité des intérêts industriels. Ouvriers laborieux, consciencieux, habiles, les manufacturiers ont profité de leur condition d'émigrés pour réduire les salaires et faire concurrence aux industries européennes.

Les Américains qui n'étudient qu'une histoire, la leur, ne connaissent pas suffisamment les services ren- •dus à leur pays par nos nationaux. Toutes les grandes villes de l'Ouest ont été fondées par des Canadiens. Consultez les sociétés historiques du Michigan, de rillinois, du Wisconsin, du Minnesota, du Texas, &c.,

&c., et VOUS apprendrez à respecter et à admirer l'élément canadien-français.

Depuis Langlade, le père du Wisconsin ; Juneau, le fondateur de Milwaukee; Faribault, le grand pionnier du Minnesota ; Guérin^ le fondateur de St.-Paul ; Robidoux, le père de la capitale du Missouri ; Ménard, le premier lieutenant-gouverneur de rillinois, jusqu'à Jean- Louis Légaré, le traitant, qui a fait soumettre Sitting Bull au gouvernement américain, la liste est longue des Canadiens qui ont rendu fameux le nom de notre élément national. Dans les Etats de l'Est, nous ne sommes que d'hier, et déjà nous formons un fort noyau de population. Si nous n'avons pas eu l'occasion de glorifier notre nationalité par de grands faits historiques, nous nous efforçons, dans l'exercice de nos devoirs quotidiens, d'obtenir le respect et la considération de nos concitoyens, par notre loyauté aux constitutions d'Etats, notre obéissance aux lois municipales^ et par notre conduite honorable. Tout. ce que nous demandons, c'est la même liberté, les mêmes droits^ dont jouissent nos concitoyens, puisque nous sommes soumis aux mêmes obligations. Tout ce que nous demandons au nom de la justice, c'est la protection contre des outrages aussi éhontés que ceux contenus dans le I2ème rapport de ce bureau. Tout ce que nous demandons, c'est qu'on reconnaisse, en face de la logique irrécusable des faits, le droit du peuple canadien à être considéré tel qu'il est, c'est-à-dire loyal, honorable et digne de respect.

Page 1