‹ Ferdinand GagnonChapitre 14 sur 17 · MONTCALM ET LAFAYETTE · texte numérisé non relu

MONTCALM ET LAFAYETTE

Marchons tête levée, Canadiens-français ; notre passé est notre lettre de noblesse. Si nous entachons notre blason, frappons-nous la poitrine et humilions-nous, mais ne jetons pas sur les ancêtres et notre pays natal nos fautes et nos défauts actuels Si le nom de Montcalm rappelle la patrie et les traditions nationales, le nom de Lafayette nous indique nos devoirs envers notre nouvelle patrie.

C'est en vain que certains journaux américains cherchent à reléguer la France à l'arrière-plan, dans la guerre de l'indépendance. .Sans le courage et l'ardeur chevaleresques de Lafayette,qui entraîna d'autres officiers français à sa suite ; qui suggéra aux Américains de demander l'appui de la France, la cause de l'indépendance était perdue. Washington lui-même écrivait que tout était fini. Les Américains d'alors, loin de faire comme les Canadiens qui, . sous Montcalm, abandonnaient leurs terres pour aller défendre le drapeau de la France, — les Américains d'alors désertaient l'armée et se sauvaient dans toutes les directions. Les chefs payaient jusqu'à ^100 pour un volontaire qui, au bout de quelques jours, désertait le drapeau.

Les officiers et les soldats de France, avec leur bonne humeur et leur gaieté, remirent un peu de sang au cœur de ces coloniaux transis, suivant une expression d'un autre de vos membres honoraires, M. B. Suite, et avec les troupes de De Grasse et de Rochambeau, Washington et Lafayette purent capturer lord Cornwallis, à Yorktown.

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