‹ Ferdinand GagnonChapitre 4 sur 17 · RESTONS CANADIENS · texte numérisé non relu

RESTONS CANADIENS

soldat et du laboureur; quand j'y vois à chaque page resplendir d'un éclat sans tache la foi, l'espérance et la charité, mon front se relève plus fier, mon regard est plus superbe, et je répète de toute l'effusion de mon cœur : avant tout, je suis Canadien.

Quand je jette un regard sur notre passé politique, j'admire le patriotisme et la fermeté de nos hommes d'Etat, leur désintéressement et leur dévouement, je me dis qu'en suivant leur exenip'e nous pourrons répéter avec de plus en plus de fermeté à nos concitoyens d'origine étrangère : avant tout, nous sommes Canadiens.

En ce moment même, quand je vois les rudes travailleurs qui m'entourent, au milieu du champ de leur labeur, laissant leur travail pour adorer leur Dieu, honorer la patronne de ces bois et célébrer la fête de leur nationalité, avec bonheur je m'écrie : avant tout, vous êtes Canadiens

Quand du milieu de vous je reporte mes souvenirs vers nos compatriotes des Etats-Unis, et que je me rappelle les préparatifs qu'ils font, chaque année, pour rendre brillante leur fête nationale, je suis fier de vous en donner l'assurance : avant tout, ils sont Canadiens.

Mes amis, vous avez choisi la bonne part de l'héritage maternel. Vous avez non-seulement conservé au fond de vos cœurs votre foi et un attachement à la langue frant^aise, mais de plus, vous habitez un coin de la Patrie. Vivez heureux et contents.

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