‹ Ferdinand GagnonChapitre 6 sur 17 · IT4 RESTONS CANADIENS · texte numérisé non relu

IT4 RESTONS CANADIENS

choses. Libéraux et conservateurs se sont entendus pour favoriser le rapatriement : que ne s'entendent-ils donc encore sur les autres questions de l'intérêt public et national.

Mais l'union, la concorde, c'est ce qui fait défaut chez nous. Nous travaillons avec acharnement à notre décadence, et nous excellons à nous faire des misères réciproques.

Vous, mes amis, qui vivez loin des bruits politiques, qui formez une colonie de frères, unis parla solidarité des épreuves passées, des soucis actuels et des espérances futures, pratiquez l'économie. Soyez unis. Que l'envie et la jalousie n'aient pas droit de cité parmi vous.

En entrant dans cette colonie, vous avez dû déposer vos penchants à ces tristes défauts, près du poteau qui marque la limite de ces trois cantons.

Vous devez être des hommes nouveaux avec des espérances nouvelles.

Soyez unis pour le bien-être de vos familles, pour la prospérité de vos paroisses, pour l'honneur de votre pays.

La nationalité canadienne, qui se compose de près de 18,000 mille individus, a les yeux sur vous. A l'heure présente, les cantons de La Patrie, Vaillantbourg et Emberton sont l'objet de toutes les conversations. On attend beaucoup de vous, mes amis; répondez dignement à cette attente. Et vous n'y réussirez que par l'union entre vous et par votre respect aux autorités civiles et religieuses.

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