‹ Ferdinand Gagnon, sa vie et ses œuvres [microforme]Chapitre 1 sur 32 · C.-F. LAWRENCE & C1E.. IMPRIMEURS, 195, RUE FRONT · texte numérisé non relu

C.-F. LAWRENCE & C1E.. IMPRIMEURS, 195, RUE FRONT

PRÉFACE

Honorons nos morts!

MAL existe, dans le cœur humain, un sentiment A, que ni l'inégalité des conditions sociales ni le temps ne sauraient effacer: c’est celui de la reconnaissance. En remontant le cours des siècles, on le constate chez tous les peuples. Ilest vieux comme le monde, vaste comme l’univers, profond comme l'éternité! On le retrouve chez le païen comme chez le chrétien, dans le cœur du barbare comme dans celui de l’homme civilisé. Les bienfaiteurs de l’humanité, dans quelque coin du monde qu'ils se trouvent, ont droit à la reconnaissance universelle. Flambeaux immortels, dont la bienfaisante lumière a éclairé des générations dans l’aride désert du monde, ils brillent d'un éclat toujours pur sur les siècles qui s’engouffrent dans l’abîme de l'éternité!

De tous les peuples qui ont foulé le globe terrestre, le peuple français est celui qui s’est le plus distingué par sa reconnaissance envers ses grands hommes. La gloire d'Achille pâlit devant celle de Du

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