‹ Ferdinand Gagnon, sa vie et ses œuvres [microforme]Chapitre 29 sur 32 · LE · texte numérisé non relu

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des manufacturiers, qui, probablement, ont des magasins dans lesquels ils obligent les familles d'acheter,

voyant que quelques-unes de ces familles n’absorbent pas tout leur salaire au profit de leur boutique, vien-

nent accuser tous les Canadiens de vivre dans la men-.

dicité. Infamie !

Si les Canadiens vivent comme vous le dites, manufacturiers cupides qui les avez accusés, pourquoi donc tant de leurs compatriotes s’engagent-ils dans le commerce? Des 86,000 Canadiens des trente villes et villages précités, il y a 800 marchands, la plupart épiciers, charcutiers et boulangers, faisant un commerce exclusivement canad'en. Il y a aussi plus de 600 commis, employés chez des marchands américains de nouveautés, &c, &c., et spécialement engagés pour répondre aux demandes de la clientèle canadienne.

Oui, les Canadiens méprisent avec indignation l'expression malheureuse et outrageante du rapport pour décrire faussement leur manière de vivre.

Parce qu’ils préfèrent acheter des Canadiens ou d'autres personnes parlant leur langue, quelques marchands américains, qui n’emploient pas de commis canadiens, peuvent croire que nos compatriotes vivent pauvrement parce qu'ils achètent fort peu à leurs magasins ; c'est une erreur grossière. Les nombreux commerçants et commis canadiens, et les marchands américains dans les villages où il n’y a pas de commerçant de notre origine, peuvent tous démentir les insultes du rapport à l'adresse de nos nationaux.

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