V. T. H. et t. O.S
« AimoB.
« DneabSnet.vce 26 janvier 1787. »
«c Monsieur,
« Je n'ai a||endu. qqel'oooasiQn de notre conrder mensuel pour accuser la réception de^ deux lettres que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire , et dont j*ai rendu compte à notre auguste Maître. C'est uniquement k ses bontés et & la justice qu'il vous rend , que vous êtes redevable de l'augmentation d'appointements : je n'y ai en d'^uftre part .que d'eniareienfir:SaM«gesté dans' les sentiments que vous avez su lui inspirer, et je vous prie d'être persuadé que je porterais le mène zèle en tout ce qui peut vous intéresser , et que Phonneor de votre connaissance me foit désirer plus que jamais que le projet de revèir lés provinces Belgiques se r^bse , pour avoir le. plaisir de v<Mr germer les arrangements salutaires de Sa Majesté , et vous relieur .de bouche la parftite eonsidération ei rentier dévooëmenl avec lesqnds fai l'honneur d'être / '
« Monsieur,
« YotA) très-humble et irès^obéissant serviteur , < Anmori.
« Vienne , œ 18 mars 1797. >
donner Bf>^ ftvis $iir las projeta du gouYeracntent , H qu'il: Mt d'^Uçure sMrrÎYjé tron ^i^ P^ur que ses notions spéciales sur le payst et sft par&ite^ ooim^ûssanioe des kûittiues pussent être ati* lemeut cpq$^ltées, il ne dissinuk^ point ses inquiétudes &«r kk mo^ d'exécution des mes^e^ projetées e^ sur leum consé^j^ences probab)^. Toutefois il était tropconvainou de la justice ^ de la sageis^ des TMes. du prince, pour croiro qu'il pût Jamûs être. qu^tiPA de ^hmtSt^t 1a copstitutîaft dte Pays-Bas, autrâmqiA q\^ ^ cpmippq 9WQfà js^veq le» repréaenlantA de la joitkni. LeSi intention 4^ JiOSep)^ Jl( Iw «paient été xévélées si pnieft, si loyak^,^ qu'à son retour à Bruj^elles il écrivit sur son buste nette. inspvipi« tioo, que certes il ^'y aurait poi^\ mise» st el|e n'avait été Fei^pre^iop VJi^aie de sa pensée. : < Nw iMo.mebon qmsquam neo ammtm (Pffm- » C'est cet^ conviction y pintckà une vive peeoiiinajg^aope povr les bonjb^ piersonuqeUfes idOnl â aii:nit éti.Vo^jei^ de la part de l'Empereur , qui lui fit accepter les fonctions d'intendant du cercle de Brabant. Quelles que fiissent ses appréhensions , il se croyait sûr de n'être chargé de rien qui ne fût bon en soi et légalement exécutable ; car il recousait l'idée quç ^ofl^. pût i(aire seryir des intentioufit sages à l'exécution cb projet» insensés.
Revenu à Bruxelles , à la fin^ de janvier 1787, il s'occupait à préparer l'établissement des bureaux de l'intendance, lorsqu'au mois de mars vint l'ordre verbal , et bien iffiV^é^YU^ 4e mettre les intendances de cercle en activité dès le commencement d'avril. Cétait précisément le moment où leurs opérations ne pouvaient recevoir l'appui, d'aucun tribunal connu, les nouveaux tribunaux nç devapt entrer en fonctions, qu'au î,*' nçia^, elles, tribunaux anciens se trouvant en état d'hostilité flagrante envers, le gouvernement. La méçei^^té de se prêter a l'eqfLécutiîon d'uiie. mesure aussi hasardée, le jeta dès lors dans une espèce de décou,ragement. Il prévit le$ éyénei9eiil;^. qjuj m t»rdj^i:ent pas à se-^léwk, lopper , et chaque jour il eut le maUieuc de voir ses prévisions acquérir un nouveau degré de réalité. Ce qui surtout lui fît ouvrir les yeux sur l'impéritie de ceux qui; di^i|p^ent cette
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difficile eBtvepH»e, toi Yfgtloh de Véék sw le» intaodaiMîes, qui yrescrivaU à iom cHoyem d'obeîr* aw^ ordres de rautorité^ lors ittôme (pie ees oi^di^ parajitraieiit illégaux. Il r^rouira haute^ uent celte diâpositml, et îl ea écrivit marne à M. Aathon, dans nme lettre (fui: devait être Hiise squs les yeux de TËmpereur, et 4|ai le fot en ctfet^ si noda en croyons la réponse de M. Antbom € Je ne voms dépeindrai pas» moneâ^ir, » disait^il dans cette fesUve» c le ^bagrin qne j'ai éprouvé, ni à quel point j^ ^ ^tccablé € h la vue de ràrcicla de Tédit établissant Im intendnnces, qui f enjon^l à cht^w €p0béip dam te^* cas. où. les ordre$ pa$raitraient € emcéikr ks borner de taut^rUé du eofmnandmt, à la vue encore < dids^insfiruttUons littéralement traduites de celles ^(j^pnées aux t' c^iCainesdç çt^e de TAutriche. » Cest, en effet, cette circon** stance qui, pins taft*d, servit de prétexte à Timputation, dirigée contffe rSi«^[)ereur, de vouloir établir la conscription militaire dans ses provindes ée$^ Pays-Bas.
Jamais* du reste, M. De Berg n'avait dissimnlé son éloigne^ ment et sa désapprobation de toute mesure exbra-légale» Lorsque D'Hondt eût été enlevé par Taulorité militaire , il protesta, Qomnie intendant du cercle, contre cet acte de violence et en yeqnit la réparatiom Maïs, comme ce n'était pM éam un but de populari&é personnelle qu'il agîse^t, il voulut attribuer l'honneur de cetle démarche à l'institution: même des intendanœs. En effet, ^article 7 des instnuctions qui leur avaient été données portait : c Ils protégeront les sujets, même avec assistance milic taire, en cas de ][>esoin , contre toute violence, trouble ou voie c de fait. » M. De Beeg, dans son désintéressement, fit tons ses efibrts pour persuader au publie qpe sa protestation contre Fenlèvement de D'Uondt n'était pas le résultat de son opinion personnQlle, mais le simple aecomidiseement d'un devoir qui lui était imposé en sa qualité d'intendants II espérait par là réhabi- Ncev l^institntion, et certes personne plus que lui n'était digne d^opérer cette réhabilitation, si elle avait été possible:*
Mais le pays était trop profondément ému , par le renversement de ses^ institutions fondamentales et par le froissement de tant d'intérâts privés, pour que la conduite et la mora-
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lité d'un seul homme, quelle que fût son influence; pussent avoir pour, effet de calmer Tirritation publique. Tout le bien qu'il pouvait faire à la cause du gouvernement était d'ailleurs neutralisé par le mal que d'autres semblaient avoir pris à têK:he d'aggraver incessamment. Trois jours avant la réunion des états, le chancelier De Crumpipen , comme s'il avait voulu rouvrir la blessure , comme s'il avait voulu que la > plaie Mt fratehe et saignante, renouvela ses avertissements aux membres du coniseîl deBrabant. Il écrivit, sous la date du 14 avril, à Mi Van Âssohe, qui présidait le conseil , qu^en conséquence de la résolution irrévocablement prise par Sa Majesté , les nouveaux tribunaux entreraient en fonctions le 1*' mai, que le dotiseil de Brabant aurait donc à terminer ses séances le ^ avril , pour céder son local au tribunal qui devait le remplacer. Des lettres dans le même sens fiirent écrites à tous ceux qui avaient été nommés conseillers au nouveau conseil d'appel ou présidents des tribu* naux de première instance, lesquels, d'ailleurs, avaient fini par accepter ces fonctions.
Le conseil de Brabant, par lettre du 16 avril , rendit compte aux députés des états de cette nouvelle intimation dé la part du gouvernement, et ceux-ci répondirent, le mémq jour, ^qu'ils regardaient les lettres du chancelier comme contraires à la joyaise entrée , tant pour la forme que pour le fond , et qu'ite auraient soin d'en faire rapport à l'assemblée des états, qui devait s'ouvrir le lend^emain 17.
En effet, les états, convoqués pour délibérer sur une proposition des gouverneurs généraux, concernant la continuation des impôts, commencèrent par s'occuper des infractions faites à la joyeuse entrée, et dès le 19, ils avaient résolu de refuser leur consentement à la continuation ordinaire des impôts, jusqu'à ce que ces infractions eussent été redressées. Us portèrent cette décision à la connaissance du conseil de Brabant» en engageant les membres de ce conseil à se conformer aux prescriptions du serment qu'ils avaient prêté au pays.
Le même jour, une députation fut envoyée à LL AÂ. RR. les gouverneurs généraux , pour leur annoncer cette résolution. La