RAPÉU1LS DE BERG
gères. Quelle apparence, en effet, qu'un individu quelconque fût allé s'installer comme sous-directeur au séminaire général, sans y avoir été envoyé par son évéque, lorsque c'était aux évêques seuls qu'appartenait la nomination des sous-directeurs? L'envoi de M. Vermeulen à Louvain, par l'évêque de Gand, est d'ailleurs un fait historique incontestable, fait qui donna lieu à un écrit trèsconnu, intitulé : Brief van eenen theotogant aen den doorluchligsten bisschop van Gend , toestemmende tôt oprechtinge van het seminarie generael. Tel est malheureusement le résultat habituel de l'esprit de parti : tous les moyens sont bons aux yeux de ceux qui s'y abandonnent, pourvu qu'ils conduisent au but indiqué, et ce qui est véritablement triste à observer, c'est que de tous les moyens mis en œuvre dans les luttes politiques , le mensonge est celui dont il est le plus difficile de combattre les effets.
On voit, par tout ce qui précède, que, malgré tous ses efforts, le gouvernement général n'avait fait aucun progrès dans la difficile entreprise que lui avait confiée Joseph II. Il eut beau employer la menace et la violence d'une part, faire des concessions de l'autre, mettre en fuite les professeurs opposants de l'université, abandonner les fonctionnaires dévoués du séminaire général, rien ne put lui faire faire un pas au delà de certaine limite, où se trouvait retranchée une force d'inertie insurmontable.