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82 hapémi's de berc.
par les officiers de police de la ville, les soins et surveillance que des magistrats doivent à l'observation des règlements, au bon ordre et à la tranquillité publique; de vous concerter avec l'officier commandant, qui est chargé d'y répondre de son côté; de vous prêter à tous les moyens convenables pour le maintien de la tranquillité, et de prévenir, moyennant cela, non-seulement les effets de la responsabilité de ce qui pourrait arriver à défaut de soins , de prévoyance ou de concert de votre part , mais aussi les occasions qui seraient très-fàcheuses , où il faudrait employer la dernière ressource de la force militaire, comme elle le serait certainement, d'après les ordres exprès de Sa Majesté, s'il survenait des événements qui le rendraient nécessaire, et auxquels vous auriez été en défaut de pourvoir. « A tant, etc.
c De Bruxelles, 31 juillet 1788. »
Cette dépêche n'est pas sans intérêt, parce qu'elle nous rapproche, par sa date, d'une époque pour laquelle il est important de pouvoir bien apprécier la situation des choses et des esprits. Ce fut en effet au commencement du mois d'août 1788, que le gouvernement s'engagea sérieusement dans les voies de l'arbitraire et de la violence; ce fut alors qu'il se mit à briser ce qu'il ne pouvait redresser. Toutefois, il y eut encore de temps à autre des intervalles d'hésitation; de sorte que les mesures ne se suivant pas sans interruption, chacune d'elles semblait être le produit d'une crise et le gouvernement avait l'air d'être malade. La crise dont nous allons nous occuper fut une des plus fortes, et bien qu'elle parût se calmer peu de temps après, ses conséquences n'en eurent pas moins une très-longue portée.