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Le Grand Yorkshire amélioré
Le cochon qu’il nous faut —Eu parlant du Danemark, de la Grande-Bretagne et du Canada, ainsi que des succès obeenus par ces pays dans la production du bacon, M. Ferguson, l'acheteur de la grande maison Swift, de Chicago, dit
* Dans ces pays, ce serait une erreur de la part des cultivateurs que d'introduire ou de persister à élever des cochons du type à saindou. Outre que dans les conditions où se trouvent ces pays, il serait difficile de maintenir à un haut degré de pureté les races à saindou, garder les races à gros lard serait une erreur au point de vue pécuniaire, vu que les cochons du meilleur type à bacon sont les mieux adaptés au commerce d’exportation le plus exigeant et le plus payant.”
C’est le cochon à bacon —Dans une communication adressée en octobre dernier à la presse par le ministére fédéral de l'agriculture, il est dit
‘Ii y a lieu de remarquer que le porc à bacon est le plus profitable, non seulement parce qu'il a plus de valeur sur le marché, mais aussi parce qu'il est moins coûteux à élever. Il a été surabondamment démontré que les truies de la race longue et portant beaucoup de viande sont les plus prolifiques ainsi que les meilleures nourrices, et que leurs écroits s'élèvent à peu de frais. Des portées nombreuses sont la règle générale, et avec des soins convenables, on réchappera la moitié de ces portées. ”
Le grand Yorkshire amélioré —Je prèche depuis 1903 la croisade en faveur de l'élevage du cochon à bacon et en particulier du Grand Yorkshire amélioré, qui est le cochon le mieux adapté à la production du bacon. Le printemps dernier, ce que j'ai dit et écrit à ce sujet a été pratiquement corroboré par le gouvernement fédéral et celui de Québec. Ces deux gouvernements se sont entendu pour faire dans notre province une vente de co-
chons à bacon, dans le but d'encourager l'élevage de ces cochons et de stimuler ainsi l'industrie du bacon. A cette fin, les deux gouvernements ont acheté et revendu à l'encan, aux cultivateurs, 108 reproducteurs, dont 103 Yorkshires et 3 Tamworths. La ferme Stadacona a fourni au gouvernement, pour cette vente, 17 verrats et truies, ou environ le sixième de tout ce qui a été vendu. Nous avons aussi fourni notre contingent pour la vente du mois d'octobre dernier.
Ces faits prouvent clairement à tous ceux qui m'ont honoré de leur clientèle, que je ne les induis..1s pas en erreur en préconisant l'élevage du cochon à bacon, et surtout du Grand Yorkshire amélioré, qui est le mieux adapté à la production du bacon.
Le Grand Yorkshire aux Etats-Unis —Jusqu'à ces dernières années, l'élevage du cochon à bacon chez nos voisins n'était pour ainsi dire qu’une affaire de fantaisie. Les Américains reconnaissent aujourd'hui que pour ne pas perdre entièrement leur commerce d'exportation, il leur faut élever le cochon à bacon. Les éleveurs ont formé un club pour pousser l'élevage du Grand Yorkshire amélioré, qui est le tvpe par excellence du cochon à bacon,
Le témoignage d’un expert —M. J.-J. Ferguson a fait pendant dix ans l'élevage du cochon pour la boucherie. Sa compétence lui a valu d’être appelé par MM. Swift, de Chicago, à la direction de l'armée d'acheteurs de cochons de cette grande maison. M. Ferguson est reconnu comme un des meilleurs juges de la race porcine aux Etats-Unis ; c’est lui qui a jugé à l'exposition universelle de St-Louis et qui juge cet automne à l'exposition internationale de Chicago. Voici ce qu'il dit du Yorkshire :
«Le grand Yorkshire, l'idéal du cochon à bacon —Le «grand Yorkshire amélioré possèüe beaucoup de qualités qui le (recommandent comme le pe et l'idéal du :ochon à bacon. «D'abord, sa couleur est la meilleure : les cochons blancs, une «fois abattus, donnent une carcasse qui paraît toujours plus net-
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«te et plus attrayante que celle des cochons d'autres couleurs Les grands Yorkshires possédent à un degré extraordinaire «la puissance d'hérédité : le croisement du verrat Yorkshire (avec les truies communes produit des écroits qui ont fortement
(les traits caractéri ‘ques du cochon à bacon, »
Le grand Yorkshire est remarquablement prolifique—« Sur
ma ferme, continue M, Ferguson, j'ai souvent des portées de 16 à 18 petits, et dans une expérience de dix ans, la moyenne des portées réchappées a été d'un peu plus de dix. Les truies sont des mères remarquablement bonnes, de sorte que les petits, si bien partis par leurs mères, sont plus pesants à huit semaines que ceux des autres races. Les Yorkshires sont doux et faciles a manœuvrer. Leurs traits les plus caractéristiques sont la force de cCustitution, la solidité de l'ossature et leur aptitude à atteindre très jeunes le poids désirable,
La demande pour le Yorkshire continuera—« 11 est impossible de nier que dans toutes les parties des Etats-Unis, dit encore M. Ferguson, il y a augmentation toujours croissante de la demande pour les Vorkshires, que l'on recherche pour les croiser avec les autres races, dans le but d'augmenter la vigueur de ces dernières ainsi que la qualité de leur ossature. Il est impossible de contester la prétention des champions de la race Yorkshire que dans notre pays ce cochon est le type par excellence du cochon à bacon. Dans toutes les parties du Nord-Ouest, où la production du porc à bacon est déjà une industrie profitable et bien établie, le Yorkshire est en très grande demande et cette demande continuera, *
Les Américains demandent un lard maigre.—1.a viande du Yorkshire est de plus en plus recherchée aux Etats-Unis. où l'on met aujourd'hui de côté le gros lard provenant de cochons des races à saindou. “ Durant les dernières dix années, dit M. Ferguson, nos marchés domestiques ont subi un changement marquant et permanent. Le consommateur américain a appris que le jambon et ie bacon tendres, juteux, figurent parmi les ali-
ments les plus agréables au goût et les plus nutritifs que l'on puisse se procurer, quand ce jambon et ce bacon ne proviennent pas d'animaux surchargés de gras. Le client américain le plus difficile à satisfaire demande pratiquement la méme sorte de Jambon et de bacon que le client anglais. Il est indubitable que
cette tendance augmentera de plus en plus. ”
N'achetons que des animaux de choix — « Les éleveurs cle Yorkshires, dit le professeur Boss, ‘le l'université agricole du Minnesota, ont une brillante perspective devant eux, s'ils savent guiasr leur industrie comme des hommes d'affaires et maintenir la réputation de la race qu'il élèvent, Il v à actuellement une très grande demande pour les Yorkshires, et il y a une tendance chez certains éleveurs à vendre comme animaux reproducteurs tous les cochons qui ont le poil blanc et le côté long A la vérité, il se vend actuellement beaucoup de Yorkshires de race pure qui ne sont que des rebuts. Cela ne peut que nuire à la réputation de la race et ceux qui s'intéressent à la pousser pour lui faire atteindre la proéminence, devraient prendre les moyens d'empêcher toutes ventes, pour les fins de reproduction, d'animaux ne possédant pas toutes les qualités voulues. Les animaux de qualité inférieure font dommage à la race, mettent les cultivateurs et les commerçants sous l'impression que les cchons Yorkshires sont durs d'entretien et que cette race produit beatvcoup d'animaux de qualité inférieure. Il faudrait livrer
la boucherie tous les verrats de qualité inférieure et les truies 1 ayant pas les qualités voulues pour ia reproduction. ”
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