PRODUITS ALCALINS DE LA DÉSASSIMILATION
» nique, à la vie des ferments bactériens, nous de- » vons, dans nos produits d'excrétion, observer les » substances mêmes qu'on retrouve dans la fermen- » tation anaérobie des albumînoïdes, c'est-à-dire dans » les fermentations putréfactives.
» J'ai démontré, en effet, la présence de ces alcaloïdes » dans les urines, dans la salive, les veines, diverses » sécrétions glandulaires ; mais je les ai particulière-. » ment étudiés dans les muscles.
» Ils existent dans le sang où ils paraissent s'ac- » cumuler dès que, pour des raisons diverses, la » peau, les reins, le tube digestif ne les éliminent » plus. C'est alors qu'agissant sur les centres ner- » veux, ils donnent lieu à une série de phénomènes » pathologiques qui se déroulent, se succèdent dans » un ordre nécessaire, et dont l'ensemble contribue » à former le tableau de chaque maladie.
» Nous résistons à cette incessante auto-infection » par deux mécanismes distincts : l'élimination du » toxique par les urines et peut-être le tube digestif, » et la destruction de ces poisons par l'oxygène.
» L'élimination par les urines est évidente. J'aitou- » jours retrouvé une petite proportion de ptomaînes » dans les urines normales-, quantité très faible et » que quelques-uns ont même niée, mais qui est » bien réelle et qui devient considérable dans quel- » ques cas pathologiques, ainsi que l'a montré » M. Bouchard pour les maladies infectieuses, en » particulier pour la fièvre typhoïde, et, comme vient » aussi de l'observer M. G. Pouchet pour quelques » maladies cérébrales sans fièvre. On avait signalé » déjà l'augmentation notable de la créatinine au » cours de l'urémie.
» Mais, un moyen plus puissant peut-être que » l'élimination de ces bases, fait résister l'économie à » l'auto-infection: c'est leur combustion par l'oxygène » du sang. La plupart de ces poisons, en effet, sont » fort oxydables, et c'est par l'influence vivifiante et
1^ FERMENTATION DES MATlËRba albumiuuiucs
sans cesse renouvek'e de l'oxygène qu'ils se brûleni
1 et disparaissent, du moins en grande partie. Aussi. " à l'état normal, ne retrouvons nous qu'une minime » proportion des Icucomalnes musculaires dans les " urines. Elles ont été brûlées dans le torrent cîrcu- > latoire, et déjà peut-être dans les tissus.
n Mais qu'une cause quelconque diminue l'accès " de l'air jusqu'au sang, que la quantité d'hémoglo- » bine décroisse, commedansla chlorose ou ]'ané- B mie, ou que l'on introduise dans l'économie des Il substances entravant l'hématose, et l'on verra aus- » sitôt s'accumuler dans nos tissus les substances a azotées de la nature des piomaines ou des leuco- » maînes, ou du moins celles qui leur ressemblent o le plus, ou les accompagnent en général. «
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Fig. So. Parlie antérieure du corps d'an ver malade, dont les taches sont complètement diveloppee!. (Mâm* gms-
Gertains vibrions peuvent vivre dans le sang et les diverses humeurs de l'organisme, et causer leur altération.
Tels sont les parasites qui provoquent diverses affections internes des vers à soie, lapébrine, (fig. 49 à 56) ou maladies des corpuscules, qui simule sur la peau du ver un semis de poivre noir, la muscardine et la fâcherie, lesquelles trouvent, chez l'être supérieur, des états tout h fait comparables.
Unegouttede sang putréfié, injectée à un animal, produit en général chez lui des accidents septicémiques, et le sang de cet animal, devenu plus virulent