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PRODUITS ALCALINS DE LA DÉSASSIMILATION

C»H*Az^03 4-0= G*HUz20« + CH*Az«0 Ac. urique. AUonane. Urée.

C«H»Az»0* + 2H*0 = CH*Az»0 + aom^

Urée, Ac. mésoxalique.

C305H» + O = CO2 -I- G20*H« Ac. mésoxalique. Ac. oxalique.

Cette hypothèse est corroborée par l'augmentation de i'ure'e à la suite de Tingestion d'acide urique (Zabelin), et par Taugmentation delà quantité d'oxalate de chaux contenue dans les urines après Pinjestion intraveineuse d'urates alcalins (Wohler et Frérichs).

§ 6. — Produits alcalins de la désassimilation physiologique; leucomatnes.

Les diverses se'crétions normales renferment, comme les produits de putréfaction, des substances alcaloïdiques, la plupart vénéneuses, et auxquelles les venins de certaines espèces animales doivent peut-être leurs propriétés ; ces résultats viennent encore montrer la grande analogie entre les produits normaux de l'organisme et ceux de la pmréfaction, produits qui, dans un cas comme dans l'autre, ne sont que des résultats de la vie cellulaire.

« Cette vie s'exerce suivant des modes différents, » se traduit par des manifestations diverses, mais » certains des produits auxquels elle aboutit sont les » mêmes, qu'il s'agisse du monde des animaux su- » périeurs ou de celui des infiniment petits (Du- » claux) ».

M. Armand Gautier a proposé le nom de leuco^ mairies pour désigner les alcaloïdes physiologiques qui sont fabriqués dans des conditions normales par les tissus vivants et à l'état sain.

MM. Ritieret Schlagdenhauffen en 1874, et M. Paterne en 1875, paraissent avoir observé les premiers l'existence, dans certains végétaux non producteurs d'alcaloïdes (teuilles d'oranger, etc.), de petites quantités de substances présentant les réactions générales des alcaloïdes.

En 1860, M. Spica a trouvé des alcaloïdes semblables à ceux de Selmî dans les liquides retirés de l'abdomen d'une femme atteinte de grossesse extrautérine.

La même année, M. Gabriel Pouchet retirait de l'urine humaine un alcaloïde toxique que M. A. Gautier reconnut présenter les propriétés générales des ptomalnes, et en particulier leur action réductrice.

Depuis cette époque, les recherches de MM. Gabriel Pouchet, Armand Gautier, Bouchard, Paterno, Spica, etc., ont prouvé la présence constante de ces leucomaînes dans les divers tissus et humeurs de l'économie animale, et démontré qu'ils augmentent notablement au cours de certaines affections pathologiques.

M. Gautier a retiré du venin du trigonocéphale, et surtout de celui du Naja de l'Inde, deux alcaloïdes nouveaux, stupéfiants, de la nature des ptomaïnes, et probablement analogues à l'alcaloïde que Cloez avait signalé en i852 dans le venin de crapaud et de la salamandre.

La production des ptomaïnes dans l'économie normale est donc un acte physiologique constant et nécessaire qui accompagne le dédoublement des matières albuminoïdes au même titre que la formation de l'acide carbonique, de l'eau et de l'urée.

Les principales leucomaînes étudiées Jusqu'à présent sont les suivantes : la xanthocréatinine C*H'® Àz*0, la chrysocréatinine C'H^Az*0, l'amphicréatine C«H^»Az^O*, la pseudoxanthine C*H'»Az»0 , retirées du suc musculaire et étudiées par M. Gautier; ces alcaloïdes, parfaitement définis et cristallisés, sont

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doués d'une action plus ou moins puissante sur les centres nerveux; ils produisent la somnolence, la fatigue, et quelques-unes les vomissements et la pur: gation, à la façon des alcaloïdes, des venins, mais sont moins actifs que les ptomaïnes.

Par quel mécanisme ces alcaloïdes se produisentils dans l'économie ? quelle est la conséquence de leur formation incessante ? que deviennent-ils et comment pouvons-nous échapper à leurs effets toxiques ? L'étude de cette question, dont nous allons emprunter la solution à M. A. Gautier, va nous montrer l'analogie de propriété des cellules des organismes supérieurs et des organismes unicellulaires que nous avons étudiés jusqu'à présent.

« Grâce à la respiration et à la circulation, l'oxy- » gène semble pénétrer partout avec le sang, dans » l'organisme animal ; il ne s'ensuit cependant pas » que la vie animale, c'est-à-dire les phénomènes » successifs d'assimilation et de désassimilatîon des » tissus, soit entièrement aérobie.

» Les transformations des tissus des animaux » supérieurs sont au contraire aérobies dans une nO' » table proportion.

» C'est là une proposition qui peut paraître para- » doxale, mais dont j'ai trouvé, le premier, je croîs, » la démonstration expérimentale et théorique. La » formation des ptomaïnes et leucomaînes au sein de » nos organes en est la conséquence.

» Prenons, pour établir parie calcul le dédouble- » ment anaérobie d'une partie de nos tissus, l'une des » célèbres expériences de Pettenkofer et Voit sur » la- combustion animale.

» Un chien de 33 kilogr., mis en observation, » absorbe par jour, en oxygène:

Oxygène emprunté à Tair par la respiration 477 gr.

Oxygène de l'eau totale des aliments et des boissons. 1022 —

Oxygène des aliments secs 77 —

x566gr.

394 FCMIEirrATlON DES MATIÈRES ALBUMDfOÎOES

» D*autre part, et dans le même temps, ce chien » fournissait en touliié, par les poumons, les urines. » la peau et toutes ses excrétions :

Oijgèn^ excrétéy total >^99g<'-

9 Si Ton déduit des iSgg grammes d*oxygène -* excrétés les 1,022 grammes d'oxygène reçus par y> ranimai a Tétat d*eau, et qui n'ont évidemment pas i» provoqué de combustion puisqu'ils sont entrés et » sortis sous le même état, il reste 099 — 1022=587 y> grammes d'oxygène dans la totalité des excrétions » des 24 heures. Or, le chien n'ayant reçu par l'air » que 477 grammes d'oxygcne et en excrétant 587, » la diftérence 587 — 477= i logrammes, provient de I» la combustion ou dédoublement autonome des ali^ » ments et des tissus passant à Vétat d'acide carbo- » nique, d'eau, d'urée, etc., sans nul apport d'oxy^ » gène étranger.

» Ainsi, pour résumer, sur 587 grammes d'oxygène r> qui se trouvent dans la totalité des excrétions » (l'oxygène de l'eau entrée et sortie étant toujours » déduit), 477 grammes proviennent de l'air et 1 10 » grammes sont fournis par la matière organique » elle-même des tissus en état de fonctionnement.

» Ce qui veut dire que les quatre cinquièmes envi- » ron de nos combustions internes sont de véritables » fermentations aérobies, comparables à l'oxydation » de l'alcool sous l'influence du Mycoderma vînî ou » aceti, et qu'un cinquième de ces combustions dés- » assimilatrices se produit aux dépens de nos tissus » eux-mêmes, sans nul recours à l'oxygène étranger : » en un mot, que cette partie des tissus vit à la y> façon des ferments anaérobies ou putrides,

» Si donc la vie intime de cette partie des cellules » animales, groupées en tissus et vivant sans oxy- » gène emprunté à l'air, est semblable, par la façon n dont elle assimile et désassimile la matière orga-

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